Promesses tenues
Ce satané scénariste maîtrise son sujet : deux des personnages de cette histoire étaient déjà évoqués dans le premier album, un peu à la sauvette, comme si de rien n'était. Mais tout se tient...
Par
le 7 juil. 2025
Je ne m’attendais pas à ce que cette lecture me trouble autant. Dès les premières pages, The Nice House by the Sea m’a plongée dans une ambiance à la fois sublime et terriblement angoissante. Un peu comme si un rêve d’architecte moderniste rencontrait un épisode de cauchemar éveillé.
Le point de départ est simple : douze personnes — scientifiques, penseurs, créateurs — sont réunies dans une maison parfaite, isolée au bord de la mer. On leur dit qu’ils sont là pour « survivre », pour « reconstruire ». Mais très vite, quelque chose ne colle pas. Le monde extérieur semble avoir disparu, et l’atmosphère, malgré la beauté des lieux, devient étouffante.
Ce que j’ai trouvé fascinant, c’est le glissement progressif de l’utopie vers la paranoïa. Chaque personnage apporte sa dose de tension, de malaise, de fragilité — tous ont été choisis pour une raison, mais on comprend vite que le choix n’a rien d’innocent. Et cette idée que le savoir ou l’intelligence suffiraient à créer une société idéale… est clairement mise à mal.
Graphiquement, c’est une merveille étrange. Les décors sont somptueux, épurés, presque trop beaux — ce qui rend chaque fissure, chaque malaise encore plus brutal. Le trait précis et fluide d’Álvaro Martínez Bueno, associé à une colorisation glacée, donne à l’ensemble une texture quasi irréelle. On ressent le soleil, le vent marin… et pourtant, on sait que tout est piégé.
Alors, pourquoi 8/10 ? Parce que malgré sa richesse narrative, son élégance visuelle et sa tension maîtrisée, le tome demande une vraie attention. Il y a beaucoup de personnages, certaines scènes peuvent sembler abstraites, et l’intrigue reste volontairement floue. Mais pour peu qu’on accepte de se perdre un peu, l’expérience est brillante.
💬 En résumé
Une bande dessinée aussi belle qu’angoissante, qui joue avec notre besoin de sécurité et notre peur du contrôle. Un huis clos post-apocalyptique élégant, dérangeant, et profondément intelligent.
À lire si vous aimez les récits psychologiques, les belles maisons trop parfaites pour être honnêtes, et les univers où rien n’est jamais ce qu’il semble.
Créée
le 18 juil. 2025
Critique lue 27 fois
Ce satané scénariste maîtrise son sujet : deux des personnages de cette histoire étaient déjà évoqués dans le premier album, un peu à la sauvette, comme si de rien n'était. Mais tout se tient...
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le 7 juil. 2025
"Petite" déception pour ma part. Il était difficile d'espérer quelque chose de totalement nouveau vu le sujet abordé par la première partie, mais là, on retrouve de nouveaux personnages dans un récit...
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