Un tunnel qui exauce les vœux contre du temps de vie... 🤔
Dit comme ça, on croirait un pitch de folklore urbain raconté à la va-vite après les cours. Et pourtant… ça marche.
Le manga s’ancre profondément dans l’imaginaire japonais. Le tunnel, c’est le kami déguisé qui d'observe dans l'ombre. 👺 Là où la promesse, c’est le piège tendu pour attirer sa proie...
Le prix à payer semble toujours trop élevé... Ou presque... On pense aux légendes rurales, à Your Name, à La Traversée du temps. Le Japon adore jouer avec le temps parce qu’il adore parler du regret.
Le tome 1 pose surtout une ambiance.
Lente. Mélancolique. Presque étouffante. Et peu à peu chaque tome grave une pas après l'autre l'avancée vers un dénouement possible toujours plus cruel et tragique.
Pas de grand spectacle. Pas d’esbroufe.
Juste un quotidien gris, fissuré par un élément fantastique qui agit comme un révélateur pour permettre à quiconque s'en donnerai les moyens de se chercher lui-même.
Le protagoniste, lui, est en ruine.
Deuil. Culpabilité. Vide intérieur.
Rien d’original sur le papier, mais c’est traité avec retenue. Et ça fait LA différence.
Le tunnel n’est pas une solution. C’est une tentation. Une fuite. Et le manga sait très bien le mettre en seine avec toute la tension dramatique qu'il va pouvoir tisser autour.
La relation qui se met en place n’est pas là pour faire joli. Elle sert la reconstruction, maladroite et incomplète, mais Humaine de notre protagoniste.
On ne “guérit” pas. On avance, parfois de travers certe, mais on avance toujours plus loin. La où la vie voudrait vous mettre KO il faut savoir se relever pour avancer.
Personnellement je trouve que ce manga parle moins de voyage temporel que de reconstruction personnelle à petits pas, dans la douleur.
Visuellement, c’est propre. Classique. Efficace.
Pas de folie graphique, mais une mise en scène qui laisse respirer le silence et les non-dits. Et c’est exactement ce qu’il fallait.
En résumé :
Un manga discret mais chargé de sens.
Un mystère culturellement très japonais.
Une narration dramatique, sans pathos excessif.
Et surtout, une promesse : celle d’un récit plus émotionnel que spectaculaire.
Pas un coup de poing dans la gueule mais de belles blessures qui s’installent doucement.