Après la tempête émotionnelle, ce tome 3 joue l’accalmie. Une parenthèse bucolique, presque douce, qui laisse enfin respirer les personnages… et le lecteur. Le tunnel se fait discret, en arrière-plan, pendant que les liens humains prennent le dessus. Moins de mystère pur, plus de quotidien, plus de silences qui parlent.
C’est un tome de transition assumé. Certains diront « calme », d’autres « nécessaire ». Moi je dis : préparation minutieuse du choc à venir. Tout est là pour poser les pions avant le grand climax. Le manga ralentit, observe, installe une mélancolie diffuse — comme l’été juste avant qu’il ne se termine...