Commençons par exposer les défauts que j'ai relevés. L'œuvre souffre d'une certaine redondance dans ses arcs narratifs, notamment lors de l'introduction répétée de nouveaux personnages « surpuissants ». L'écriture de certains personnages manque également de naturel. Le protagoniste, Takemichi, présente un défaut de cohérence notable, ses déclarations sont souvent éphémères. Il annonce vouloir monter un gang ou changer sa vie, mais l'intrigue s'oriente ailleurs en l'espace de quelques chapitres. C'est dommage, car les moments de surprise ou de tristesse finissent souvent par suivre un schéma prévisible.
D'ailleurs, la conclusion me laisse perplexe. Nous avons eu le droit à une fin heureuse, comme au fond... espéré? mais j'aurais peut-être souhaité quelque chose de plus nuancé, moins idéalisé. Finalement, les deux options semblent fonctionnelles.
En revanche, la dynamique et le rythme m'ont conquis. Malgré un manga de près de 300 chapitres, je les ai achevés en moins d'une semaine. La lecture est fluide, portée par une écriture solide et un scénario de flashback habile qui tisse des relations complexes entre les personnages. Si ces dynamiques peuvent paraître exagérées au premier abord, elles confèrent au manga un charme singulier qui le distingue des autres œuvres. C'était l'occasion de lire une histoire qui savait où elle allait, ponctuée de rebondissements captivants et d'émotions constantes, le tout agrémenté de combats stylés.