S'il ne devait rester qu'une œuvre graphique pour définir la satire politique moderne, ce serait celle-là.
Warren Ellis, a l' écriture, nous propulse dans une dystopie cyberpunk crasseuse et survoltée où la vérité est une marchandise comme une autre. Qui n'est pas sans rappeler l'ère effrayante actuelle de la "post-vérité".
Pourquoi c’est culte :
Spider Jerusalem : Un protagoniste haut perché, boosté aux drogues en tout genre et profondément nihiliste .Mais aussi un journaliste, dont la seule boussole est une quête de vérité viscérale.
Un univers grouillant : La Ville est peuplée de personnages haut en couleur (humains modifiés, assistantes badass, politiciens sociopathes) qui font de chaque chapitre une explosion exaltante.
Le trait de Darick Robertson : Ses illustrations pleines d’inventivité saturent chaque case. Le souci du détail est tel que ça devient un régal d'inventivité extatique.
En bref : Une œuvre visionnaire, bruyante et furieusement intelligente. Sous ses airs de délire psychédélique, c'est une analyse clinique du crépuscule des démocraties occidentales.
Du génie, je vous dit 😍