Suite et fin avec le trop court développement et le trop rapide dénouement de l’horreur.
Après l’exposé de la malédiction des innocents en fin de volume précédent, c’est maintenant son inquiétante reconstitution qui mène les personnages malgré eux, animés de la classique méfiance les uns envers les autres. Tous innocents tous coupables tous victimes en sursis.
Le dessin est toujours efficace, le montage dynamique, et l’on pense beaucoup cinéma avec l’ampleur, comme un story-board, de cette narration picturale. C’est la même rigueur qui anime l’écriture sur une base solide. Malheureusement il y manque l’inventivité, le renouvellement, la surprise. Le dénouement est attendu et l’épilogue tout autant, clôt l’essai sur des clichés. Dommage : à trop bâtir sur l’influence, les auteurs, des mots comme des dessins, en ont oublié leur créativité. Trop Mortel ment, c’est oubliable.
Matthieu Marsan-Bacheré