Jean-Louis Tripp est un dessinateur chevronné : on lui doit notamment les dessins de Magasin général.
Ici, pour la seconde fois après Le petit frère, le dessinateur se transforme en auteur d'une œuvre autobiographique .
Et alors qu'est sortie en 2025 une BD à la démarche similaire (Il déserte d'Antoine de Caunes) qui m'a paru moins aboutie, Un père s'avère être une franche réussite.
Bizarrement, l'œuvre souffre d'un (relatif) manque de réalisme des graphismes, qui sont proches de ce que le dessinateur a produit pour Magasin général.
Car la force de la bande dessinée repose paradoxalement sur la véracité qui parlera à toutes celles et ceux qui ont traversé les années 60 et/ou 70 avec leurs parents.
Les anecdotes et les compositions - criantes de vérité - sont sources de nostalgie. Un réalisme plus poussé aurait encore plus développer l'aspect intimiste de l'histoire et donc l'émotion qui se dégage des pages.
Bref Un père est une magnifique ode d'un fils à son père, qui pourra parler à de nombreux lecteurs tant les scènes et les textes semblent universels.