8
39 critiques
Hélène
Elle dégage quelque chose dès son apparition. Elle est sur son portable, mal coiffée, mal habillée. Elle a une telle façon d'ignorer les gens autour d'elle qu'elle en devient fascinante. Comme un...
le 10 avr. 2017
Il y a dans Une sœur un élément que l’on retrouve déjà dans Dernier week-end de janvier, que j’ai lu avant bien qu’elle soit postérieure. Les deux bédés narrent une parenthèse dans la vie de leur personnage principal, qui est toujours un peu dépassé par les événements.
Une sœur raconte l’été durant lequel Antoine rencontre Hélène, la fille d’une amie des parents qui vient passer quelque temps dans leur maison de vacances après une fausse-couche (de la mère, pas la fille). Le duo est complété par Titi, le petit frère, qui est un des personnages les plus réussi de la bédé.
Le dessin de Vivès est particulier, tout est dans le ton et dans les regards des personnages, lorsqu’ils en ont. De son lavis de gris se dégage une mélancolie, celle d’un souvenir lointain quasiment oublié déjà.
Car ce dont parle Une sœur, en réalité, c’est de la perte de l’innocence, des premiers amours de vacances et de la mélancolie du temps qui passe et qui ne reviendra pas.
Alors bien sûr, certaines et certaines iront crier à la pédopornographie pour quelques scènes, mais ce serait manquer de finesse. Rappelons-nous de nos premiers émois, cette bédé les retranscrit à merveille. Qui n’a jamais regardé une jolie fille ou un joli garçon, un peu plus âgé que lui, du coin de l’œil lors d’un mariage bondé de monde. Qui n’a jamais rêvé de la grande sœur ou du grand frère d’un pote ? Les adolescents ont aussi leurs fantasmes, leur sexualité, qui lorsqu’on vieilli s’étiolent et disparaissent. Car oui, nous ne pouvons plus rêver des grands sœur et grand frère, ou alors, les modalités du rêve ne sont plus les mêmes. Nous avons perdu ce qui faisait de nous des êtres innocents face aux choses de l’amour. Quel autre moyen avons-nous que l’art pour essayer de les revivre, un peu ?
Mais n’oublions pas la fin de cette bédé, n’oublions pas.
Car telle est la vie des hommes, quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chagrins.
Il n’est pas nécessaire de le dire aux ados.
Créée
le 24 avr. 2023
Critique lue 45 fois
8
39 critiques
Elle dégage quelque chose dès son apparition. Elle est sur son portable, mal coiffée, mal habillée. Elle a une telle façon d'ignorer les gens autour d'elle qu'elle en devient fascinante. Comme un...
le 10 avr. 2017
4
5 critiques
Alors oui, le dessin est vraiment très beau, d'une technique impeccable. mais évidemment, c'est encore une histoire avec une jeune fille sublime à la poitrine proéminente. Evidemment, elle est...
le 9 juil. 2017
9
76 critiques
" J' pense à Elisabeth Martin Pas ma mère, pas mon frère, pas ma maîtresse d'école Celle qui a plongé un matin Sa bouche et sa langue dans ma bouche à l'automne " Elisabeth Martin par Tom...
le 28 juin 2017
8
14 critiques
Avant toute chose, je tiens à préciser à mon exigeant lectorat que ce livre m’a été envoyé par l’autrice, que je remercie. Mais comme je ne suis pas homme qu’on achète, j’ai essayé, je vous jure que...
le 13 nov. 2023
1
14 critiques
Il fallait bien que cela arrive, oui, un intellectuel comme moi, lire Harry Potter, avec tous les préjugés que je transporte sur cette franchise depuis ma plus tendre enfance. Rien qu’à voir la...
le 19 oct. 2023
2
14 critiques
J’ai voulu découvrir la poésie de Dorion car elle était au programme du bac et elle fait son entrée dans la mythique collection poésie/gallimard. Je me disais (le naïf, peuchère) que, pour qu’une...
le 3 mars 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème