Résumé : Un jeune chasseur, formé par sa tribu, tombe amoureux de la belle Evolet, promise au grand guerrier. Lorsque des pillards réduisent la tribu en esclavage et capturent Evolet, il décide de poursuivre la caravane jusqu'aux confins du monde pour la sauver. Son périple le mène à un peuple bâtissant des pyramides sous l'influence des dieux, où il défiera son destin et celui de sa tribu.
Histoire : Le concept du film repose sur une relecture de l'histoire, imaginant que les historiens auraient manqué le mystère d'une ancienne civilisation avancée. Inspiré du livre L'empreinte des dieux, il explore l'idée d'une civilisation perdue à l'époque où les hommes étaient encore primitifs. Le film met en scène trois types de civilisations, à différents stades d'évolution, dans un but divertissant. L'histoire débute avec la découverte d'une carte représentant le monde à l'ère glaciaire, il y a environ 12 000 ans. Une telle carte implique l'existence d'une civilisation avancée, capable de naviguer et de maîtriser un savoir étendu. C'est autour de cette "erreur" historique que s'articule le film, tout en présentant des scènes où les hommes chassent encore de manière rudimentaire. Le seul témoignage d'évolution est symbolisé par des pyramides orientées vers les quatre points cardinaux et construites sur des hectares, témoignant d'une connaissance poussée en astronomie. Comment une telle prouesse a-t-elle été rendue possible il y a 5 000 ans, alors que seulement 10 % des pyramides auraient été découvertes à ce jour ? Malgré un budget de 105 millions de dollars et des recettes atteignant 372 millions de dollars, le film n'a remporté aucune récompense.
Équipe : Le film est produit, coécrit et réalisé par Roland Emmerich, célèbre pour Stargate et Moonfall. La production est également assurée par Michael Wimer, connu pour 2012. La bande originale est signée Harald Kloser, compositeur renommé pour Alien vs Predator et Moonfall. Les effets visuels sont supervisés par Dominic Tuohy, reconnu pour son travail sur The Batman et Star Wars L'Ascension de Skywalker. Le casting réunit Steven Strait, Camilla Belle et Cliff Curtis.
Avis : Un pari audacieux réunissant des civilisations, mais manquant de réflexion et de rebondissements. Malgré un contexte plaisant et un rythme soutenu, la narration confuse et une fin décevante affaiblissent l'ensemble.
Critique : Le film démarre avec les logos Warner et Legendary, suivi de magnifiques paysages qui introduisent une narration remontant aux personnages. Un étrange rituel lance l'intrigue dans un présage qui scelle le destin d'un enfant à travers une transition temporelle. Les enfants devenus adultes partent à la chasse, illustrée par des effets impressionnants et une réalisation soignée. Ce récit met en place une violente prophétie et entame un périple grandiose dans le style d'une superproduction. L'atmosphère ingénieuse se poursuit dans une mission de sauvetage qui devient le cœur d'une grande aventure. La direction artistique offre une immersion visuelle captivante, mais reste marquée par des choix académiques trop classiques.
Malgré un rythme efficace et des séquences puissantes, le scénario manque de profondeur et de cohérence. Les personnages font face à des créatures ignobles dans des affrontements qui réduisent les forces des deux côtés, tout en révélant une ancienne légende. Cependant, les événements se répètent souvent, diluant l'intensité de l'intrigue. La narration tente de maintenir l'intérêt avec une prophétie, des enjeux de sauvetage et une exploration de l'inconnu, mais elle s'essouffle en raison de mécanismes invraisemblables. Bien que la réalisation académique utilise habilement l'image, elle peine à transcender ses rares détails dans une ambiance vraiment magistrale.
Enfin, la dernière partie du film déçoit avec une conclusion précipitée et confuse. L'anachronisme peu crédible s'intègre maladroitement à une légende qui aurait pu être mieux exploitée. La lutte entre les protagonistes et leurs adversaires s'enveloppe dans une violence qui gâche l'ensemble, tandis que l'idée d'un peuple souverain reste sous-développée. Les effets visuels s'estompent lorsque l'histoire retourne à la civilisation préhistorique, laissant derrière elle une impression d'inachevé. Si le film parvient à offrir une grande aventure dans ses meilleurs moments, il tombe trop souvent dans des facilités qui le rendent incohérent et moyen.
> https://youtu.be/S_3iEyodf2w