L'esclavage, heure noire de l'histoire de nombreux pays et qui ont laissé des marques profonde encore à notre époque. Après le décalé 'Django Unchained', qui a traité de l'esclavage de manière 'Tanrantiniesque' (je sais pas si ce dit, mais ce réalisateur mérite un adjectif que pour lui), voilà '12 years a slave' qui va nous en parler en accentuant l'horreur de cet asservissement en mettant en image l'autobiographie de Salomon Northup, musicien noir né libre aux États Unis, avant la guerre de sécession, qui en 1841 à été enlevé et réduit en esclavage pendant 12 ans.
De cette histoire, McQueen tire un superbe film de plus 2h, sur les douzes durant lequel Salomon survit sous la coupe de différents propriétaires de plantation de coton en Louisiane. Un de ces maîtres, impeccablement joué par Michael Fassender, tyrannique et violent, parfaitement représentatif de l'esclavagiste sudiste, mais sans tomber dans le stéréotype outrancier, qui considère ses esclave comme des animaux qu'il a acheté et qui lui appartiennent corps et âmes. La dureté du sujet est traité avec élégance et réalisme, pas de faux semblant, des images directes et relativement crues, qui ressortent d'autant plus par la beauté des décors, la contemplation de certaines images qui rend une certaine poésie au récit. L'histoire est magnifiquement interprété par tous les acteurs, surtout Chiwetel Ejiofor qui livre un personnage dont l'émotion passe vraiement dans son jeu. Avec une réalisation et photographie magnifique, ce film est un incontournable de l'année.

Créée

le 26 janv. 2014

Modifiée

le 26 janv. 2014

Critique lue 354 fois

Stephane Albert

Écrit par

Critique lue 354 fois

4
3

D'autres avis sur 12 Years a Slave

12 Years a Slave

12 Years a Slave

4

Eren

le 20 févr. 2014

Suivre

Kid...napping !

L'académisme apparent de ce film est une énigme et une évidence à la fois. McQueen accouche d'une mise en scène aussi louable que discutable. Il déploie également un casting palliant le masque de ses...

12 Years a Slave

12 Years a Slave

4

guyness

le 16 févr. 2014

Suivre

Soupires en pire

A l’angle de la Canebière et de la rue Vincent Scotto (qui donne sur Belsunce), au numéro 37, trône les lettres fluos du cinéma "Variétés". Le patron du cinéma traine une réputation peu reluisante...

12 Years a Slave

12 Years a Slave

4

Hypérion

le 3 mars 2014

Suivre

L'argument "Based on a true story" ça ne suffit pas.

Quoique @Before-Sunrise aie d'ors et déjà dit l'essentiel de ce que j'aurais pu gribouiller sur 12 years a slave, je vais me fendre de quelques lignes parce que bon, un oscar de meilleur film pour...

Du même critique

L'antidiscothèque idéale

L'antidiscothèque idéale

8

StephaneA

le 21 févr. 2021

Suivre

100 Chef d'oeuvres auquels nous avons (malheureusement) échappé !

L'art de classer et organiser des "indispensables" est, essentiellement, une activité quasi vouée à l'échec. Ici, l'auteur ne cherche pas à présenter des références absolues ou des disques qu'il faut...

Le Château des Millions d'années

Le Château des Millions d'années

7

StephaneA

le 23 sept. 2015

Suivre

Ils sont là depuis des millions d'années.

Premier tome d'une tétralogie, plutôt prometteuse, Stéphane Przybylski nous offre un remake d'Indiana Jones dont le héros est un SS (et ça c'est plutôt original ou déstabilisant). Tout à la fois...

The Grand Budapest Hotel

The Grand Budapest Hotel

8

StephaneA

le 2 mars 2014

Suivre
Dernière modification

le 2 mars 2014

Ca c'est palace...

Ce film est une bouffée d'air frais dans une salle obscure. Avec une interprétation impeccable d'un casting de rêve, une image surréaliste aux effets spéciaux très spéciaux, une musique entraînante...