8
le 3 nov. 2018
SuivreLe soulèvement du peuple
Dans une froide matinée de janvier, la neige tombe délicatement sur la Corée du Sud, l’enveloppant dans une grisaille qui ferait presque écho à la morosité d’un pays en proie à la dictature depuis...
"En adoptant les codes du thriller politique et du film d’espionnage, 1987 : When the Day Comes nous plonge au cœur d’un système de surveillance et de dissimulation où la vérité devient une arme. Jang Joon-hwan orchestre ici un film choral d’une grande précision, révélant comment la somme de petites résistances individuelles peut, par contagion, faire vaciller un régime autoritaire."
"Le récit s’appuie sur un événement tragique et emblématique de l’histoire contemporaine sud-coréenne : la mort de l’étudiant Park Jong-chul, torturé à mort par les forces de sécurité du régime militaire de Chun Doo-hwan. Ce drame agit comme une étincelle, déclenchant une vaste mobilisation populaire. [...] Le commissaire Park Cheo-won, interprété par un Kim Yoon-seok glaçant, est l'incarnation d’un pouvoir prêt à tout pour éradiquer un ennemi imaginaire – le « communisme ». Ce prétexte commode légitime toutes les dérives, toutes les violences, et lui permet d’agir dans une impunité quasi totale. Mais face à lui, se dressent une multitude d’individus – journalistes, procureurs, gardiens de prison, étudiants ou prêtres – dont les gestes, souvent discrets et isolés, finissent par converger. Parfois sans jamais se connaître ou se croiser, ces personnages participent à un même élan de vérité. La tentative de Park d’étouffer l’affaire se heurte alors à cette résistance diffuse : la corruption rencontre ses limites, et de ce chaos naît l’espoir."
"Si le récit paraît éclaté, multipliant les personnages secondaires, c’est dans cette dispersion même que le film trouve sa puissance. 1987 ne cherche pas le héros unique : il célèbre le collectif, la somme des voix, la chaîne invisible de la solidarité. Le personnage interprété par Kim Tae-ri incarne cette idée avec force. Jeune citoyenne ordinaire, témoin d’abord passive, elle se trouve brutalement confrontée à la répression et passe peu à peu de l’observation à l’action. Son parcours, profondément humain, structure le film comme un fil émotionnel, préparant une montée en puissance jusqu’à un climax spectaculaire, sans jamais renier la tension du film d’espionnage qui le précède."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Créée
le 16 déc. 2025
Critique lue 8 fois
8
le 3 nov. 2018
SuivreDans une froide matinée de janvier, la neige tombe délicatement sur la Corée du Sud, l’enveloppant dans une grisaille qui ferait presque écho à la morosité d’un pays en proie à la dictature depuis...
7
le 3 nov. 2018
SuivreVu au 13° Festival du Film Coréen à Paris Une année qui n'évoque rien dans nos esprits occidentaux mais qui constitue pourtant un moment clé dans l'histoire coréenne. Un soir de janvier, l'étudiant...
7
le 3 janv. 2019
SuivreAprès Taxi Driver, the attorney ou Ordinary person, un nouveau film se penche sur la dictature militaire et les mouvements de contestation démocratique (presse, religion, étudiant, justice). Et c'est...
8
le 14 avr. 2025
Suivre"L’argent et l’amour font certainement partie des piliers fondamentaux dans les relations familiales thaïlandaises. Pat Boonnitipat prend un malin plaisir à disserter sur sa culture dans son premier...
3
le 19 juin 2022
SuivreUn ranger de l’espace montre le bout de ses ailes et ce n’est pourtant pas un jouet. Ce sera d’ailleurs le premier message en ouverture, comme pour éviter toute confusion chez le spectateur,...
6
le 18 janv. 2022
SuivreIl était très surprenant de découvrir Emmanuel Carrère à l’affiche d’un nouveau long et à l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, sachant la division du public sur « La Moustache » et malgré...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème