27 robes est une comédie romantique très bête.
Et même Katherine Heigl ne parvient pas vraiment à la sauver.
La prémisse pouvait pourtant donner quelque chose de plus intéressant : une femme qui a été demoiselle d'honneur vingt-sept fois, toujours occupée à organiser le bonheur des autres alors que sa propre vie sentimentale reste complètement bloquée.
Le point de départ est correct.
Le problème, c'est que le film fait exactement tout ce qu'on attend de lui.
Et exactement comme on l'attend.
Jane est gentille.
Trop gentille.
Elle aide tout le monde.
Elle ne dit jamais non.
Elle aime le mauvais homme.
Un autre homme apparaît et l'on sait immédiatement qu'il deviendra important.
Une sœur complique les choses.
Il y a des secrets.
Des malentendus.
Des disputes.
Des réconciliations.
Et évidemment des mariages.
Beaucoup de mariages.
Je n'ai aucun problème avec les conventions de la comédie romantique. Certaines excellentes œuvres les utilisent.
Le problème est lorsqu'il n'y a presque rien derrière.
Le scénario semble composé de morceaux empruntés à d'autres films puis placés exactement à l'endroit prévu.
Il ne cherche jamais vraiment à surprendre.
Katherine Heigl possède suffisamment de charme pour rendre Jane plus attachante que son écriture ne le permet.
Mais le personnage finit par fatiguer.
Non parce qu'elle serait antipathique.
Parce qu'elle est écrite comme trop généreuse, trop compréhensive et presque incapable de se défendre.
Pendant une grande partie du film, on voudrait simplement qu'elle cesse d'organiser la vie des autres et commence à s'occuper de la sienne.
Elle met énormément de temps.
James Marsden apporte davantage d'énergie, mais son personnage n'a rien de particulièrement original. Sa relation avec Jane suit presque parfaitement toutes les étapes obligatoires du genre.
Ils s'agacent.
Puis ils parlent.
Ensuite ils commencent à se comprendre.
Et nous savons parfaitement où tout cela va mener.
La prévisibilité n'est pas forcément un problème lorsque le chemin est amusant.
Ici, il ne l'est pas particulièrement.
Quelques gags fonctionnent, notamment autour des robes et des mariages.
Mais ils sont rares.
Le film devient surtout de plus en plus sucré.
Il y a aussi quelque chose d'assez daté dans la manière dont il définit son héroïne.
La vie de Jane semble entièrement organisée autour de la recherche du bon homme et du mariage qu'elle prépare depuis des années pour les autres.
Son véritable problème n'est pourtant pas d'être célibataire.
C'est d'avoir construit sa vie autour des besoins des autres.
Il y avait là une bien meilleure comédie.
Mais 27 robes préfère suivre encore une fois le chemin classique vers l'autel.
Katherine Heigl fait ce qu'elle peut.
Elle a du charme.
Elle convient parfaitement à ce type de film.
Mais une actrice ne peut pas inventer ce que le scénario ne possède pas.
Et ici il manque beaucoup de surprise, de personnalité et surtout de véritable humour.
Ce n'est pas catastrophique.
C'est simplement exactement ce que l'on imagine.
Léger.
Prévisible.
Superficiel.
Et assez bête.
Facile à regarder.
Très facile à oublier.