28 ans plus tard
6.2
28 ans plus tard

Film de Danny Boyle (2025)

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Le retour a l’horreur aussi réussit que rageusement frustrant !

Le Genre du Zombie se meurt….

Il a fallu 18 ans et quelques complications pour que le réalisateur Britannique Danny Boyle , auteur de nombreuses œuvres britanniques prestigieuses : (28 Jours plus tard , trainspoting , Sunshine , Slulmdog Millionaire) ainsi que son confrère Alex Garland , ancien scénariste ( La plage , 28 Jours / Semaines plus tard , Sunshine ) et nouveau réalisateur prolifiques (Ex Machina ,Annihilation ,Civil War ) ne reviennent afin de reprendre les manettes d’une des dernières et anciennes sagas issue du genre du zombie n’ayant pas (encore ) était polluée par des suites décevantes ou absurde : la saga sous diptique « 28 Jours / Semaines plus tard ».

Cette saga ,issue de l’inconscience de deux Anglais , a donné les dernières lettres de noblesse au genre du zombie en centrant son intrigue sur l’infection et la survie horrifique ,tout en apportant un point de vue différents sur les deux long métrages par un casting hétéroclite et original , dont un acteur devenant l’un des plus populaires de cette décennies : Cilian Murphy

Elle a su marquer les esprits par ses thèmes sombres , sa vision moderne de l’infecté issue de la rage au détriment du zombie lent et ennuyeux ( The Walking Dead) et ses plans documentaristes ( 28 jours plus tard ) ont su révolutionner le genre horrifique tout en y apportant un sang neuf , une vision humaniste et terriblement prenante magnifiée par la musique « In the House , In the heartbat » de John Murphy finissant par poser sa marque au sein du genre du zombie dans le cinéma ,ayant su influencer nombreux auteurs à l’avenir , dans de nombreux média , tels que l’auteur Neil Drackman pour son œuvre «  The Last Of us » (2013-2020) (2023 séries )

Ainsi une suite au dyptique était envisagée , mais il a fallu du temps avant que le duo Boyle/Garland ne se retrouve : entre l’enlisement du cinéma de Danny Boyle depuis plusieurs année et l’ascension récente d’Alex Garland en tant que réalisateur ,l’enjeux était simple derriere ce « 28 ans plus tard » ( ayant changé de titre après 28 mois plus tard ) : continuer à faire perdurer les enjeux préétablis des deux premiers long métrage , 18 ans après le dernier film , tout en faisant évoluer le virus de la fureur et ses infectés , et en dressant un portrait réflexif sur la condition humaine dans ce monde post-apocalyptique,

Des enjeux que laissait deviner sa première bande-annonce ,aussi mystique que terrifiante , tout en développant un nouveau point de vue par un nouveau casting , accompagné cette fois-ci d’acteurs britanniques prestigieux : Aaron Taylor Johnson , Jodie Comer , ou encore Ralph Fiennes afin d’égayer une certaine curiosité chez le spectateur.

L’enjeu est aussi ambitieux qu’il est difficile de mettre en place , en effet : ce troisième opus a pour fonction de faire perdurer ce que Garland et Boyle avait commencé en 2002 et 2007 tout en posant un nouveau défi surréaliste : le film doit être une introduction a une nouvelle trilogie « 28 ans plus tard » dont le deuxième opus : « 28 Years later part II : The Bone Temple » est en cours de tournage réalisé par Nia Dacosta tout en dévoilant le retour de Cilian Murphy dans le rôle de Jim , personnage ô combien important dans la saga faisant figure de personnage introductif dans le tout premier film : 28 Jours plus tard (2002).

Ces ambitieux projets semblent à la limite du raisonnable , tant le succès de nouvel opus déterminera le chemin à prendre pour l’avenir de la saga , qui pourtant n’avais pas besoin d’une nouvelle trilogie complète par peur d’une répétions dans ses enjeux .

De ce fait , entre mythe du zombie à la dérive , échecs de retours de sagas populaires , et carrière cinématographique en désuétude avec Danny Boyle , ce 28 ans plus tard , aussi attendu que redouté sera t-il le renouveau attendu du genre du zombie , tout en adoptant une proposition aussi forte et réflexive que ses deux premiers opus , ou un énième retour raté , décevant et tardif d’une saga qui n’en avait (peut-être) pas besoin ?

Il est difficile de poser des mots précis à chaud sur ce nouvel opus de la saga. Non pas qu’il s’agisse d’un retour décevant — bien au contraire — mais nous sommes peut-être face à un retour aussi audacieux que déroutant : si déroutant, même, qu’il devient parfois absurde par instants et se distingue nettement de ses prédécesseurs.

En effet, le film de Danny Boyle est paradoxal : sa mise en scène ressuscite l’ambiance quasi-documentaire, stridente, angoissante et sanglante des deux premiers volets, donnant une belle cohérence à l’ensemble de cette trilogie.

Cependant, on perçoit avec surprise — et plaisir — une vraie volonté de se renouveler, laissant deviner une suite déjà en chantier et annoncée pour janvier 2026.

Ce renouveau se manifeste par un élargissement des enjeux au sein de cet univers codifié : une catégorisation des infectés (probablement inspirée d’œuvres comme The Last of Us) introduit, entre autres, les « Rampants » et, menace centrale — et sans doute future — de ce premier opus, les Alphas, ( ou plutôt l’Alpha) terrifiants par leur brutalité et leur taille colossale.

À travers un discours symbolique, Boyle et Garland bâtissent une métaphore subtile : cette île-forteresse britannique renvoie aux châteaux forts historiques, bastions contre l’ennemi extérieur. Alex Garland dresse ainsi un portrait nuancé de l’humanité : les infectés, ramenés à l’âge de pierre, sont prêts à tout pour survivre, tout comme les habitants de l’île comme l’illustrent ces armes médiévales (arcs, flèches) qui, paradoxalement, se révèlent plus efficaces que les armes à feu modernes.

La grande force du film réside dans son récit, scindé en deux parties distinctes. La première est une pure dose d’adrénaline d’action et de tension d’une efficacité redoutable, portée par la réalisation furieuse et puissante de Danny Boyle, filmée notamment par plusieurs Iphones suréquipés de technologie de pointe. La seconde, plus contemplative, se fait plus humaine et émouvante grâce à la présence maternelle du personnage incarné par Jodie Comer, qui apporte tendresse et complicité avec son fils. Ce dernier, Spike — véritable pivot du récit — est brillamment interprété par le jeune Alfie Williams, rappelant la place centrale des enfants dans 28 Jours et 28 Semaines plus tard.

Cette dichotomie entre ces deux parties est intelligemment exploitée, créant une homogénéité remarquable : la force solide et l’esprit attachant du père, Jamie (Aaron Taylor-Johnson, solide), s’oppose à la souffrance et la protection tendre de la mère avec Spike au centre, à l’image du trio Cillian Murphy / Naomie Harris / Megan Burns dans 28 Jours plus tard.

Boyle et Garland prolongent ainsi les enjeux des deux premiers opus tout en y ajoutant une dimension plus philosophique grâce au docteur Ian Kelson, incarné par un Ralph Fiennes, comme toujours, excellent. Personnage-clé de l’intrigue, complexe et même terrifiant, interrogeant la relation à la mort — thème logique et nécessaire dans un monde gangréné depuis plus de vingt-huit ans.

Quelques qualités se retournent cependant en défauts : certains plans, trop fouillis voire surréalistes, laissent perplexe quant aux intentions du réalisateur ; certains dialogues, efficaces sur le papier, sombrent parfois dans le ridicule ; enfin, certains personnages — le père ou le docteur Kelson, notamment — auraient mérité un développement plus poussé, leur mise en retrait se révélant frustrante.

Ces limites sont à l’image du film : prometteur, mais frustrant, surtout pour une entrée en matière censée lancer une nouvelle trilogie. Le climax, trop expéditif et sous-exploité, donne toutefois envie d’en voir davantage…

En définitive, 28 Ans plus tard marque un retour aussi réussi qu’espéré reprenant les enjeux des deux premiers volets en les poussant plus loin avec une réflexion philosophique sur la mort et l’humain. Alex Garland, au scénario, et Danny Boyle, à la réalisation, livrent un film solide, quoique parfois desservi par une inspiration un brin absurde et par la frustration d’enjeux laissés en suspens. Une belle réussite… qui donne furieusement envie de la suite !

28 Ans plus tard : 7/ 10

Cine-Eyes
7
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le 18 juin 2025

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