28 ans plus tard
6.2
28 ans plus tard

Film de Danny Boyle (2025)

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De nombreuses années après, le virus persiste. Une nouvelle suite très intéressante à découvrir.

Ma vidéo critique sur 28 ans plus tard (+ bonus)


18 ans après la sortie du dernier opus, la saga des 28 reprend de plus belle avec Danny Boyle de retour à la réalisation et de nouveaux personnages mis en valeur. Faire une suite autant de temps plus tard d’une saga qui, certes, ne s’était pas officiellement terminée mais s’était plutôt faite discrète, c’est osé. Mais bon, la bande-annonce a su nous rassurer sur ce qu’ils allaient nous proposer et forcé de constater qu’une certaine hype s’était faite sentir après visionnage de celle-ci. Et donc, que vaut cette nouvelle suite des années plus tard de la saga des 28 ? Et bien, c’est de très bonne facture, c’est probablement le meilleur de la saga pour le moment même si il n’est pas exempt de tous défauts.


28 ans après que le virus de la haine se soit propagé, il existe encore des survivants isolés qui font de leur mieux pour survivre. Spike vit avec sa mère malade, Isla, et son père Jamie. Après avoir fait ses preuves, Spike décide de repartir avec sa mère afin de trouver un médecin qui pourrait la soigner de son mal malgré les dangers des infectés qui rodent.



Positif


  • Spike (Alfie Williams) est un jeune homme qui passe le rituel pour tuer des infectés mais est surtout déterminé à trouver un moyen de sauver sa mère de la maladie, ce qui peut se comprendre. C’est un jeune homme qui doit apprendre à grandir mais un bon protagoniste à suivre dans ce long-métrage et compréhensif dans ses choix.
  • Jamie (Aaron-Taylor Johnson) est le père de Spike. Il est chargé de former son fils à tuer des infectés, ce qu’il fait, mais on sent que c’est un père aimant qui veut protéger son fils malgré ses erreurs. Attention, non pas que ce qu’il fait soit pardonnable mais on peut comprendre pourquoi il agit comme il le fait en se mettant à sa place.
  • Isla (Jodie Comer) est la mère de Spike, elle souffre d’une maladie inconnue qui lui fait avoir des troubles de la personnalité et de mémoire. Un peu triste de la voir dans cet état mais on a envie que Spike trouve un remède pour elle, et elle sait être attachante quand c’est son coté doux qui fait surface.
  • Ian Kelson (Ralph Fiennes) est un médecin qui survit de son coté en se cachant des infectés et en protégeant son monument en symbole des défunts. Ce qui est intéressant avec ce personnage, c’est qu’il ne semble pas être un homme d’action mais qu’il a de très bonnes manières de réussir à survivre grâce à son intellect. Sinon, il est assez intriguant quand on entend parler de lui et intéressant quand on le découvre.
  • Erik (Edvin Ryding) est un soldat qui a perdu son unité à cause des infectés et qui cherche à survivre par ses propres moyens, y compris en rencontrant nos personnages. Ce n’est pas un grand personnage mais on s’attache un peu à lui en apprenant à le connaître et on comprend ses actions, ça reste un militaire qui a peur des infectés et de mourir.

  • Les relations développées ici sont pas mal du tout. C’est surtout des relations familiales entre Spike et chacun de ses parents. D’un coté, avec son père qui le forme à tuer les infectés et à en faire un homme, alors que Spike n’est pas forcément prêt comme son père le pense. De l’autre, avec sa mère, une figure maternelle malade mais aimante envers son fils envers qui il s’accroche. On comprend pourquoi Spike en veut à son père et veut à tout prix sauver sa mère. En tout cas, ça donne des relations familiales intéressantes à suivre.

  • Le long-métrage démarre par une église isolée et en alerte avec des infectés qui attaquent de partout. Un jeune garçon survit en se cachant et en voyant le prêtre se faire dévorer avec le sourire que l’apocalypse arrive. Franchement, c’est une bonne manière de présenter le virus et la menace qu’il représente. En plus, ça nous donne envie de savoir comment ça sa passe 28 ans après que ce virus se soit propagé.

  • En terme de symbolisme, il y a de très bonnes idées. Ce que représente chacun des deux parents pour Spike, le médecin pour Spike et son espoir de sauver sa mère, le rite de passage, l’acceptation d’aller de l’avant… Il y a réellement des bons éléments à retenir du symbolisme ici.

  • On a des évolutions assez intéressantes à suivre, notamment pour Spike et sa mère. La mère qui a peur avec la maladie qu’elle a et dont on ignore si elle peut en guérir et le fils qui doit apprendre à grandir et devenir un homme d’une manière difficile mais nécessaire.

  • Les moments d’horreur sont réussis. Franchement, on arrive à croire à l’horreur et à la menace des infectés ici. Bon, les rampes-lent ne sont pas très effrayants eux (sauf dans une scène de tension qui marche) mais les infectés qu’on connaît et les alphas…

  • En terme d’univers, ça arrive à l’étendre de manière un peu plus. Comme maintenant on a plusieurs genres d’infectés qui rôdent dans les parages, ça arrive à étendre l’univers et à rajouter des menaces plus dangereuses avec certains d’entre eux.

  • Faut-il avoir vu le précédent pour comprendre celui-ci ? Non. En fait, l’avantage de cette saga (pour l’instant), c’est qu’on peut regarder chacun des opus qui se dissocient avec des nouveaux groupes et des nouvelles périodes, et ça marche.

  • En terme de tension, on y croit. Toutes les scènes de tension fonctionnent et on arrive à avoir peur pour nos différents personnages. Vous le verrez par vous-mêmes pendant le visionnage mais la tension est réellement efficace.

  • Il est vrai que ce long-métrage prend des directions un peu inattendues. On aurait pu se dire que ça allait se passer de telle ou telle manière, mais non, on a même quelques évènements surprenants qui ont lieu pendant le visionnage.

  • Au début, on est moyennement convaincu par l’émotion mais plus le long-métrage avance et plus il arrive à nous convaincre. C’est notamment le cas avec la meilleure scène du long-métrage qu’on ne spoilera pas ici.

  • La mise en scène est assez bien gérée. Si on excepte le montage dont on reparlera plus tard, la mise en scène se veut qualitative et ça se ressent. La plupart des séquences sont très bien mises en scène.

  • Les décors sont beaux. Quel que soit l’endroit qu’on découvre avec Spike, on est admiratif de la majorité des décors du long-métrage. Vraiment, ils sont très convaincants pour ce qu’ils proposent.

  • Le jeu d’acteur est très qualitatif. Quel que soit l’acteur ou l’actrice qui joue à l’écran, ils arrivent à nous convaincre sans difficulté de leur performance.

  • Les costumes sont simples mais ça définit assez bien les personnages. Rien de transcendant mais leur tenue fonctionne.


Négatif


  • Jamie est un bon personnage mais c’est difficile de croire qu’il reste en retrait dans la deuxième partie du long-métrage. En apprenant que son fils s’est enfui avec sa mère, pourquoi il resterait en retrait sans rien faire et ne partirait pas à leur recherche ? C’est un détail mais mettre Jamie en retrait alors qu’il a l’air de tenir à sa famille (même si il fait des erreurs), ce n’était pas la meilleure idée. A moins qu’il ne soit plus mis en avant dans la suite, nous verrons.

  • Les musiques mitigent un peu. Certaines sont superbes et collent très bien à ce qui se passe à l’image en racontant ce qui se passe, d’autres sont un peu perturbantes et semblent nous sortir du long-métrage. Comme la toute dernière musique dans la toute dernière partie du long-métrage qui fait cool pour les fans du genre mais passe moyennement ici.

  • On ne va pas spoiler la fin ici mais disons qu’ils en ont un peu trop montré pour apporter une suite ÉVIDENTE qui sortira probablement l’année prochaine. Si le long-métrage s’était arrêté quelques minutes plus tôt, ça aurait probablement fait une meilleure fin avec une petite intrigue pour une potentielle suite (PARTIE SPOIL).

  • Sachant que le long-métrage a été tourné à l’Iphone, c’est assez impressionnant de voir à quel point l’image est gérée. Cependant, il y a quelques plans qui nous font un petit peu sortir du long-métrage. Rien de dramatique en soi mais la photographie de certains plans fait un petit peu mal aux yeux par rapport à d’autres.

  • Pourquoi changer une habitude qui marche ? Encore un long-métrage qui a des soucis de montage quand les infectés attaquent. Après, c’est plus une marque de fabrique de Danny Boyle vu que ça le fait sur trois films sur trois, mais ça reste un montage un peu discutable lors des attaques des infectés.


!!! PARTIE SPOIL !!!


Un des moments les plus intéressants et intriguants de ce long-métrage, la naissance d’un bébé. Une femme infectée donne naissance à un enfant devant Spike et sa mère et redevient sauvage juste après. Ce qui est étonnant, c’est de se demander pourquoi ce bébé n’est pas infecté alors qu’il sort du ventre de sa mère. Serait-ce l’alpha qui l’a rendu enceinte ? Pourquoi il a l’air normal ? Pas mal de questions qui seront probablement éclaircis dans la suite. Au moins, la piste des immunisés ne sera pas pas quelque chose d’expédié cette fois. Surtout que ce bébé sera donné par Spike au village alors espérons qu’il ne détruira pas le village en grandissant (à moins qu’il ne soit vraiment totalement humain).


A la fin, Spike fuit des infectés en manquant de flèches et rencontre un groupe d’individus étranges qui prennent plaisir à tuer des infectés sous fond de musique métal. Puis ça se conclut par le chef et Spike qui se serrent la main en disant qu’ils vont être très potes. Quel dommage de conclure ainsi. Franchement, ils auraient juste conclu par Spike avec sa lettre qui cherche à survivre seul comme ils le montrent avant avec les infectés qui arrivent et là on aurait eu la fin qu’il nous fallait. La rencontre avec ce groupe aurait mieux fonctionné en introduction de la suite, non ?


Isla a un cancer trop avancé pour être soigné et le moment où Spike doit accepter qu’elle meure afin qu’il place son crâne sur le monument en hommage aux défunts, c’est vraiment la plus belle scène du long-métrage en plus de marquer l’évolution de Spike qui devient un homme et dit adieu à sa mère.



Au final, 28 ans plus tard est une très bonne suite à découvrir pour les fans des précédents opus ou des nouveaux venus dans la saga. Danny Boyle a su garder la maîtrise, voir un petit peu s’améliorer, avec le temps et ça se ressent dans ce long-métrage. On a des personnages intéressants, une tension efficace, une mise en scène travaillée, une émotion prenante, du symbolisme intéressant et de l’inattendu qui fonctionne très bien. Après, il est vrai que le montage reste discutable (quand les infectés attaquent), que certains plans sont visuellement imparfaits à quelques instants et que la fin n’est pas la meilleure choisie pour conclure. Malgré ses défauts, c’est réellement un long-métrage qui vaut le coup d’être vu au cinéma.

FloYuki
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le 27 juin 2025

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