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Les 30 premières minutes laissent croire qu’on tient un film correct, voire prometteur. Mais une fois cette amorce passée, vous pouvez franchement quitter la salle vous ne manquerez rien, si ce n’est une descente aux enfers visuelle et narrative. En 3 points (+1 bonus):
1. Scénario
Ça joue la carte des émotions préfabriquées, avec un lien mère-fils censé nous émouvoir, mais qui n’éveille rien d’autre qu’un vague soupir. Les personnages sont ni attachants ni crédibles, juste encombrants. Le malaise culmine lors d’une scène interminable de plus de 30 minutes, supposée être le cœur émotionnel du film, mais qui donne juste envie de regarder sa montre en boucle. Globalement chaque moment est surligné, encadré, puis re-souligné trois fois. Et ça finit par tuer toute tension.
2. Esthétique
Les quelques effets de style, comme les flashbacks rouges, auraient pu apporter une touche singulière. Sauf qu’ils disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Résultat : une tentative d’identité visuelle qui tourne court, et laisse place à un montage épileptique, saturé et indigeste + fonds verts partout et couleurs saturées.
3. BO (et effets sonores)
Bruit pour bruit, non-sens total à part au début. Mal rythmée, agressive, elle parasite constamment les scènes, au lieu de les soutenir. Il n’y a littéralement pas un instant de silence. On ne sursaute plus, on subit.
4. Zombies Alpha ???
Et le clou du spectacle : ces fameux “zombies Alpha”. Le sommet du ridicule est atteint quand l’un d’eux se lance dans une quête pseudo-romantique pour retrouver sa compagne zombie… enceinte. Oui, vous avez bien lu. Sérieusement ? Je ne parlerai même pas de la scène finale à la pointe de l’absurde.
En résumé :
Un film visuellement bourbeux, narrativement paresseux, esthétiquement tapageur, et émotionnellement ennuyeux.
À ce stade, le seul vœu qu’on puisse formuler : que la suite prenne effectivement 28 ans à voir le jour. Minimum.
Créée
le 21 juin 2025
Critique lue 243 fois
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