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Télé-zobbies
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Bon, on sait tous que c'est filmé à l'iphone blablabla et peu importe (mais j'y reviendrai quand même), ce qui compte c'est l'histoire et c'est là où ça aurait mérité d'être peaufiné... et que la flèche rate sa cible ;) quand je pense au film, parfois j'ai envie de mettre 3 et parfois je pourrais monter jusqu'à 6 (ou 7 si je suis de bonne humeur).
Mais avant quand même, le père du jeune héros, est très bon en très mauvais père, ça en fait un parfait antagoniste ; même si parfois c'est un peu cliché ; et par la même occasion, je trouve que ça fait écho avec les masculinistes de nos jours. Et le scénariste remet au goût du jour le rite de passage : le fils doit devenir un homme, en tuant sa 'première proie' (on se doute bien que ce ne sera pas un lapin...)
Cette idée de l'île est pertinente ; le passage pour y accéder et en partir est sublimé par les plans et le soleil qui inonde l'image ; je note que contrairement au premier, où il y avait beaucoup de pluie à la fin (bien plus compliqué à intégrer sur un tournage), là il fait beau tous les jours chez ses gens ;) Après, ça continue de créer de jolies tableaux de la campagne, où le vent caresse les herbes (j'arrête là).
Ce qui va déclencher cette histoire, cad le point de non retour, ce jour ci dans la vie du jeune héros, ce n'est pas sa première chasse, mais (attention spoilers à partir d'ici) c'est le fait d'apercevoir cette fumée au loin, donc d'un feu, donc fait par quelqu'un, donc le trouver, ce qui sera relié à la quête du héros. Et rien que ça, c'est très simple, mais c'est très beau, d'aller vers la lumière d'un feu (qui apportera la réponse à sa grande question).
Par contre, le scénariste se mélange les pinceaux à un moment ; au début, le ptit jeune n'ose pas tuer (parfois : le jeune "zombie'' etc) ; c'est un de ces objectifs ; et c'est vraiment dommage, que la dite scène qui arrive une fois arrivé au feu, se transforme et soit éclipsée en un rien de temps ; attention méga spoiler : en effet, c'est le personnage du docteur qui à mon sens, fait ce que le héros aurait dû faire ; tuer sa mère (pour la libérer de ces souffrances) ; cela aurait été aussi contradictoire pour lui que nécessaire pour elle (et lui) ; et c'est plus que dommage que cette action ait été reléguée à un adulte (en plus tellement habitué à côtoyer la mort depuis sa formation y a au moins 40 ans et encore plus depuis qu'il collectionne et nettoie les squelettes). Et cette scène passe si vite, le héros est à moitié drogué donc ne peut réagir alors que cette prise de décision l'aurait justement aidé à grandir et accomplir entre autre cette sorte de passage à l'âge adulte (bien qu'il soit jeune mais que dans ce monde pour survivre il faut se bouger les fesses pour ne pas devenir une proie). Bref, c'est là où je pense que le film aurait pu être bien plus touchant, si c'est notre héros qui aurait accompli l'acte ultime. Et pour répondre à ça, le duo scénariste réalisateur nous mettent une scène où il dégaine les flèches à la fin pour montrer que maintenant 'ouai c'est un bonhomme, il sait faire' ; juste avant cette ultime scène WTF avec la rencontre de ce groupe, cad, sa nouvelle famille. Au moins elle m'a surpris, m'a fait rire, et finalement, ce petit côté kick ass (souvent décrié) amène légèreté et un autre style.Et c'est là où par contre, je soulève mon chapeau. Cette sorte de suite surprendra tout le monde ; beaucoup de prises de risques, parfois ça fonctionne, parfois non. Mais je préfère ça à un énième reboot ou sequel ou remake (plan par plan) ; comme le dit le réal lui même, il faut s'affranchir des codes du cinéma de nos mentors (les darons = les pères) ; et c'est ce que doit faire son héros, et ce que Danny fait aussi en brisant les codes (caméra, montage, musique etc). Et certains cadres sont couillus ; par contre, l'enchaînement de certains plans d'une même séquence sont parfois wtf ; on dirait qu'on passe d'une ARRI + objectif anamorphic à un vieux smartphone tout pourri qui filmera en 480p. J'ai pas toujours compris le délire. Mais ça me laisse curieux d'aller découvrir le travail de ce chef opérateur image qui prend de sacré risque en faisant des propositions surprenantes qui font plaisir à la rétine.
Divers : - suis je le seul à avoir pensé qu'au début, sur les plans avec les escaliers de la maison en amorce, ça nous était volontairement montré pour justifier une cachette ou utilisation de ces escaliers plus tard ?- la maison qui s'écroule ; le troupeau d'animaux c'est top mais c'est que dans le rêve ou alors ai je mal compris ?- spéciale dédicasse au zombie qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à Jason Momoa (j'ai vraiment cru que c'était lui) - BO très cool mais parfois un peu too much- notre bon Ralphy est quand même sous exploité vu son talent ; c'est le côté comique de cette opus... mais pas que mais là encore son action la plus forte aurait dû revenir à l'enfant/héros.- en pensant à la fin, je me dis que c'est abusé cette séquence et je me dis son contraire ; je me demande surtout (car j'ai cru à ça) s'il n'aurait pas pu arrêter le film, au moment où le gamin voit des zombies arriver, qu'il met la flêche sur son arc, la tend, tension, suspens et au moment où il lâcherait la corde, écran noir...
- désolé pour les fautes
Créée
le 22 juin 2025
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