2
101 critiques
Télé-zobbies
Vingt-trois ans après « 28 jours plus tard », « 28 ans plus tard » commence par une première régression. Alors que son prédécesseur, « 28 semaines plus tard », s’achevait sur l’arrivée du virus en...
le 18 juin 2025
Voir le film
Bon…
J’ai vu 28 ans plus tard.
Comme j’aime avec passion le cinéma de genre, je vais me concentrer très très fort pour dissimuler dans cette opinion mon envie sincère de voir Boyle (et surtout Garland) pendus à l’entrée de la ville avec un panneau « Je n’ai rien à dire mais j’ai prétendu que si ».
Ah zut, j’y arrive pas.
Je n’ai littéralement jamais vu ça. Mais genre jamais.
Ah si : MEN, de Alex Garland.
Quelle coïncidence.
Parlons rapidement de MEN. Ce film ressemble à ce qu’un homme blanc cis de 50 ans ferait pour dire, avec la subtilité d’un parpaing, qu’il a compris les femmes, #MeToo et qu’il fait son introspection en tant que prédateur naturel : une bonne intention, noyée dans la peur panique de ne pas être du bon côté de l’histoire.
Eh bien MEN est cloné partout dans 28 ans plus tard : père abusif, mâles alphas, pseudo réflexion sur la guerre…
Garland a tellement surligné son scénario que le film a du couter moins cher que l’achat de tonnes de Stabilo.
On avait Muse (le rock pour ceux qui n’aiment pas le rock).
On avait Jamie Oliver (la cuisine pour ceux qui n’ont pas de papilles).
On a désormais Garland & Boyle : le cinéma de genre pour séduire les étudiantes en sociologie.
Boyle a du talent, personne ne le nie. Mais ici, Boyle renie en partie les deux précédents films et détruit son propre lore, pas par audace ou pertinence — juste par pur esprit de sale gosse ou parce qu’il ne se souvient pas de 28 semaines plus tard.
Tout ce qui pourrait être intéressant est sous-exploité. Les acteurs sonnent faux (ce pauvre gamin….), Aaron Taylor-Johnson devrait vraiment arrêter de tourner des films où il chasse (après Kraven, ça commence à faire beaucoup pour quelqu’un qui veut vivre vieux).
Ce film est réalisé par l’enfant illégitime de ton oncle beauf bourré qui balance à la tablée une leçon d’anthropologie à Noël et d’un étudiant en cinéma de première année qui vient de découvrir des boutons sur sa caméra 4K.
Et la fin… Je…
La dernière séquence vaut presque le prix du ticket, juste pour voir jusqu’où il ose aller en pensant que c’est une bonne idée.
Pour la suite annoncée par cette fin WTF, j’espère que ce sera 28 siècles plus tard. Sortie en l’an 4825. Sans moi.
Créée
le 30 juil. 2025
Critique lue 28 fois
2
101 critiques
Vingt-trois ans après « 28 jours plus tard », « 28 ans plus tard » commence par une première régression. Alors que son prédécesseur, « 28 semaines plus tard », s’achevait sur l’arrivée du virus en...
le 18 juin 2025
7
1218 critiques
Vingt-huit ans plus tard, l'Europe continentale est parvenue à éradiquer le fameux virus mais la Grande-Bretagne et ses survivants sont laissés à l'abandon de leur quarantaine.Sur une petite île...
le 18 juin 2025
2
6825 critiques
Il faut bien reconnaître que, même si on fait sa mauvaise tête de temps en temps, il est rare de rencontrer, quand on voit plusieurs films par semaine, quelque chose qui se rapproche du zéro absolu...
le 2 juil. 2025
3
9 critiques
Ok, j’ai été attiré par les mauvaises critiques comme une mouche sur… Eh ben, quel régal.Des films bas du front, il y en a plein. Des films ratés, plein aussi. Des films patriotiques US avec de la...
le 18 avr. 2025
1
9 critiques
Je vais pas la faire extra longue. C’est de la belle photo, des plans intéressants, de bonnes actrices. Mais il y a le « scénario » qui a eu le prix à Cannes, ce qui ne manquera pas de tromper...
le 3 nov. 2024
2
9 critiques
Les Na’vi parlent sans cesse du « grand équilibre », mais Cameron, lui, nous étale surtout le grand vide (en imax 3D pour les plus naïfs d’entre nous).Pour en prendre pleinement conscience, il faut...
le 20 déc. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème