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Dans les collines, loin de chez nous, les Télétubbies font les fous
Une communauté survit paisiblement sur une île jusqu’à ce que des contaminés parviennent à s’y immiscer et déciment pratiquement toute la famille de Jimmy.
28 ans plus tard, le nouvel opus de la saga initiée par Danny Boyle, se présente comme une œuvre dont l'ambition, si elle est d'une sublimité incontestable, se heurte à des choix narratifs et thématiques qui ne manqueront pas de diviser son public. Le film, en inaugurant une nouvelle trilogie horrifique, verse dans une contemplation qui, bien que louable, aboutit à une conclusion d'une bizarrerie incompréhensible.
Le métrage est une réussite dans son approche davantage contemplative, s'attardant sur la psychologie de ses protagonistes plutôt que sur l'action pure. Cette orientation permet de mettre en lumière la futilité des préoccupations humaines face à la calamité. L'on y remarque, en effet, que le cancer devient le cadet des soucis pendant une apocalypse. L'on ne saurait passer sous silence l'introduction du film, où une télévision ensanglantée diffuse l'émission hautement puérile Les Télétubbies, une scène à la fois saisissante et grotesque qui pose d'emblée l'ambiance et qui illustre la fin d'un monde.
Hélas, ces qualités ne sauraient masquer un final qui laisse perplexe. Le film se perd dans une fin où l'on voit apparaître des ninjas satanistes. Bien que cette idée m'ait amusé, elle démolit la sériosité de l’œuvre, et la fantaisie de cette conclusion contredit le ton réaliste du début. La fin est une farce qui gâche la force du récit. Le film fustige un peu trop le Brexit, et bien que cela soit allégorique, l'allusion est si lourde qu'elle manque de subtilité.
Bref, c’est une œuvre ambiguë. C'est un film qui, en voulant se démarquer de ses prédécesseurs, s'éloigne de sa propre substance. Il est la preuve que l'ambition d'un propos ne suffit pas toujours à racheter les choix les plus claudicants.
Créée
le 22 août 2025
Critique lue 27 fois
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