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le 18 juin 2025
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Dans les précédents opus de la saga, nos personnages évoluaient dans une grande ville où mère nature a repris l’ascendant. Là, c’est bien différent : ce n’est même pas une question d’ascendance, car la ville s’est volatilisée pour laisser place à un environnement sauvage. C’est très original pour un film d’horreur avec des infectés, c’est la première fois que je vois cette liberté dans les décors, qui est parfaitement adaptée au genre. Cette nature à perte de vue, très riche en chlorophylle, stimulant nos instincts primaires, couplée à une faune bien présente et vivant avec les éléments, nous transporte quelques millions d’années en arrière. C’est presque idyllique, pour moi qui suis passionné de nature et de sa protection.
Cette divinité est magnifiquement mise en avant par la réalisation, avec des plans diversifiés, maîtrisés à merveille. L’image est dans un format très paysage, accentuant l’horizon à perte de vue.
L’aspect autonomie que le village de survivants a créé est très plaisant ; encore une fois, on retourne quelques années en arrière. C’est ingénieux, la mécanique d’île isolée avec la marée, on ressent bien la soumission de l’homme à la nature.
Ce monde que Danny Boyle a imaginé rend les excursions très angoissantes, avec un vrai aspect voyage. C’est aussi un apprentissage pour le jeune Spike, qui entretient une relation particulière avec son père dans le début du film. Son père est très ancestral avec lui, tout en étant bienveillant ; il est dur certes, mais c’est pour lui apprendre à grandir dans cet environnement hostile. On le voit évoluer au fur et à mesure : au début de l’œuvre, c’est un enfant vulnérable, jusqu’à devenir un vrai homme brave.
Ce n’est pas comme le voulait son père que Spike a appris la mort, il l’a vraiment expérimentée seulement à la fin avec sa propre mère. La question de la bravoure est au centre de l’œuvre ; elle symbolise le passage du garçon à l’homme, elle différencie ceux qui trompent leur femme et ceux qui sauvent leur mère ; ça va beaucoup plus loin que sa capacité de survie.
Jamie (le père) est l’archétype de l’homme ancestral, testostéroné ; c’est la marionnette de la nature et de son instinct, tout comme les autres membres du village. Lorsque la nature est la seule chose à des kilomètres à la ronde, cet instinct est obligé de prendre l’ascendant ; seul Spike a réussi à le surmonter en restant fidèle à ceux qu’il aime. Un archétype est pro-survie sauvage et l’autre est plus pro-survie communautaire. C’est donc cool d’avoir incorporé les deux. Les deux sont assez opposés, c’est pour cela qu’à la fin Spike a besoin de faire son deuil avant de se réconcilier avec son père.
Les derniers moments sont très spirituelle avec le Memento Mori (Souviens-toi que tu vas mourir) du médecin et le passage à l’homme de Spike.
En comparaison aux deux premiers films de la saga, les infectés sont beaucoup mieux joués par les acteurs. Les mutations sont un super bon ajout, rajoutant de la diversité dans les situations. Mention spéciale aux infectés Alpha, un des meilleurs ajouts.
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Créée
le 10 avr. 2026
Critique lue 9 fois
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