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Après avoir passé un très bon moment devant Yesterday de Danny Boyle, j'ai eu envie de regarder un autre film du même réalisateur : 28 jours plus tard.
Le film commence dans un laboratoire où des militants naïfs viennent libérer des animaux contaminés. En un instant, la contagion commence ! Le spectateur est invité à suivre Jim incarné par Cillian Murphy qui se retrouve seul, dans un Londres désordonné, lorsqu'il sort d'un coma de plus de 28 jours suite à un accident de voiture. C'est ironique de se dire que l'on doit sa survie à un événement qui a failli nous tuer.
Dans un premier temps, on est invité à visiter un Londres dévasté, silencieux qui tranche radicalement avec le Londres que l'on connait. Puis Jim fait des rencontres (Selena, Hannah, etc) et le groupe s'engage dans une épopée jusqu'à Manchester pour essayer de trouver une issue de secours à ce chaos.
Dans la seconde partie du film, Danny Boyle nous présente une critique assez juste de l'armée. Alors qu'elle nous est souvent présenté, lorsque nous sommes enfants comme des protecteurs du peuple, il s'avère qu'en grandissant, on se retrouve à observer que les armées sont au service des gouvernements (et non des peuples) et lorsqu'il n'y a plus de gouvernement, au service d'elle-même. C'est ce dans quoi se retrouvent Selena, Hannah et Jim : un piège où les soldats deviennent des ennemis tous comme les contaminés qui les pourchassent. Alors qu'ils se présentent comme une autorité de l'ordre, ils s'avèrent que ce camp est dirigé par des militaires autoritaires, brutaux et sexistes incapables d'assurer leur mission théorique : protéger les civils.
Côté photographie, le grain du film est particulier, plutôt inhabituel. C'est lié au fait que le réalisateur a choisi une caméra Mini‑DV (du type Canon XL‑1) plutôt que de travailler sur pellicule. Cela donne une impression de documentaire, de reportage de guerre et accentue le réalisme de la fin du monde.
Côté bande-son, on est très gâté. Avec le thème principal, John Murphy a réussi à faire un titre post-rock, entêtant, qui colle parfaitement à la montée en puissance de certaines scènes. On retrouve aussi les californiens de Grandaddy avec le titre entraînant A.M. 180 de leur premier album, Brian Eno avec son titre planant An Ending (Ascent) et enfin les canadiens anti-capitalistes de Godpseed You Black Emperor avec East Hastings qui nous font l'honneur d'offrir un excellent titre à ce film (et qui me font remonter quelques souvenirs du concert donné aux Instants Chavirés il y a plus de 25 ans...)
Créée
le 28 mars 2026
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