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le 22 janv. 2015
SuivreJe me croyais prête.
""" Je me croyais prête. J’avais 10 ans lorsque la Grande Maladie fut officiellement déclarée danger mondial après d’incessantes rumeurs de villages dévastés en Asie de l’Est. Ce jour-là, mes parents...
28 jours plus tard est tout bonnement la critique d'une désolante humanité qu'est la nôtre. Un humain, peu importe le confort, le bonheur et la nécessité qu'il possède, sera toujours, dans sa globalité, mauvais. Dès l'introduction, avec des animaux privés de liberté subissant des expériences pour "l'avancement de l'humanité", et tout du long avec des personnages cruels. Subtilement, le réalisateur a illustré cette barbarie avant l'épidémie sur les écrans que le singe enchaîné est contraint de regarder. On comprend bien que l'humain n'a aucune excuse, même les personnes contaminées sont aussi barbares et inertes de pensée que les humains conscients de leurs actes. Pour illustrer ce principe, le réalisateur a choisi la satire ; pour cela, il a pris des personnages tout aussi stupides les uns que les autres. Et je trouve que, dans un univers post-apocalyptique où tu dois survivre à des morts-vivants, ça va très mal ensemble, malgré que ce soit nécessaire. Après, je pense tout de même que ça aurait pu aller ensemble, mais trop d'erreurs sont présentes. La plus grosse, à mon sens, c'est le père qui est censé craindre pour la vie de sa fille, qui se retrouve à faire des choix complètement débiles au volant de sa voiture, tout ça pour permettre de caler une scène angoissante où on doit réparer le pneu crevé avant que les zombies arrivent. À chaque fois, c'est des comportements débiles (pas un problème en soi, mais là c'est abusé) qui amènent aux situations tendues. Comme une impression que le réalisateur ne savait pas comment amener les scènes. Il manque un côté réaliste, car quand notre survie est en danger, la dernière chose qui nous passe par l'esprit, c'est de se reproduire, surtout après 1 mois :)
Bon, sans parler des zombies qui, eux aussi, sont très mal réalisés et joués, que ce soit dans leur apparition juste quand il ne faut pas ou dans leurs patterns. Et ce défaut nous empêche de ressentir une quelconque angoisse à leur venue.
Concernant le grain très spécial, j'ai une théorie (quand j'écris ça, je n'ai pas vu le reste de la saga) : tout d'abord, je n'ai pas aimé ce choix, il permet de renforcer l'angoisse, certes, mais il aurait pu le faire autrement sans endommager la qualité vidéo (colorimétrie, décors, BO...). Ce grain a été choisi pour présenter cette œuvre comme un flash-back/reportage pour illustrer et introduire le prochain film. Comme si le réalisateur était visionnaire et pensait dès le début que ça allait être une saga...
Je verrai par la suite si ma théorie se confirme.
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le 22 janv. 2015
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