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Film sorti en 2007.
Zack Snyder nous sert un magnifique film graphique, digne des plus belles fresques épiques. Nous voici avec un film novateur, du moins pour l'époque. Un film qui prend son temps, avec une douce longueur, arpenté de plans sublimés par des teintes et des couleurs, par des fresques de peintures en mouvement, des tableaux d'une force symbolique majestueuse. Le tout peint avec soin, dans sa beauté comme dans son horreur. Un film qui ne parle pas pour ne rien dire. Chaque parole est soigneusement prononcée, comme Léonidas lui-même le dit.
Que rajouter sur cet univers visuel époustouflant ?
Côté action, nous avons droit à de magnifiques passages sanglants, dans une avalanche de scènes sublimées par des ralentis qui nous laissent voir chaque mouvement. Pas de caméra fouillis : ici, on suit chaque geste, de bras, de saut, de coup d'épée, avec une fluidité de compréhension de l'espace. Chaque texte est bien écrit, une poésie spartiate. Dure, mais vraie. Les mots ont du sens. Ils ne sont pas dits en vain. Léonidas porte ses valeurs, et ses hommes le respectent pour ça. Ils le suivent, pas pour de l'argent, pas par obligation, mais par respect. Un homme qu'on ne peut pas acheter — ni avec de l'argent, ni avec des femmes, ni avec quoi que ce soit. Leur loyauté lui est vouée juste pour l'homme qu'il est.
Gérard Butler, dans ce rôle, a sûrement trouvé le rôle — celui qu'il interprète à merveille. Charisme, aura, force, conviction.
Sa reine, interprétée par Cersei de Game of Thrones, colle parfaitement en tant qu'épouse. Son peu de temps à l'écran laisse aussi ressortir une aura puissante. Un couple qui se comprend et se soutient. Les rôles secondaires sont marquants sans même avoir besoin de textes.
Faramir, jeune capitaine du Gondor, a le rôle du narrateur — et bien plus.
Ou le capitaine de Léonidas, qui est le même acteur que le capitaine et second d’Achille dans le film Troie. Presque le même rôle. Avoir servi Léonidas et Achille... Sacré CV.
Énormément de phrases cultes et justes :
« Immortels… Nous verrons s’ils méritent leur nom. »
« Il n’y a que les mots d’une seule femme qui doivent changer l’humeur de mon époux. Ce sont les miens. »
« Nous sommes des Spartiates ! »
« Avant de parler, Perse, sache qu’à Sparte, tout le monde — même le messager d’un roi — est tenu responsable des paroles qu’il prononce. »
« Spartiates, mangez vos victuailles avec appétit, car nous dînerons en enfer ce soir. »
Et les dernières paroles qu’il dit à Éphialtès, le traître : « Puisses-tu vivre éternellement. » Qu’il vive dans la honte, le remords, rongé par le déshonneur, là où Léonidas se sacrifie avec honneur et courage.