Produit entre autres par Sam Raimi et Robert Tapert, 30 Days of Night est l'adaptation de la série de comic-books imaginée en 2002 par Steve Niles et Ben Templesmith.


Alors que les midinettes du monde entier se pâment devant les histoires d'amour de vampires brillants au soleil et paraissant sortir tout droit d'une publicité pour Vivel Dop, 30 Days of Night décide d'aller totalement à contrecourant d'une mode remontant au moins aux écrits d'Anne Rice. Loin des errements sentimentaux / philosophiques de suceurs dépressifs plus préoccupés par leur brushing que par leur soif de sang, les prédateurs revêtent ici l'apparence de véritables tueurs sanguinaires, êtres ancestraux aux faciès proches du requin, dont ne sait quasiment rien, attendant tranquillement dans l'ombre et transformant leurs méfaits en simples accidents depuis la nuit des temps.


Une approche rafraîchissante mais aussi amusante quand on sait que le metteur en scène de cette adaptation n'est autre que David Slade, réalisateur prometteur de Hard Candy qui ira se perdre juste après en signant... le troisième volet de la saga Twilight. Du pur gâchis, tant il fait preuve ici d'une véritable efficacité dans l'illustration d'une apocalypse à hauteur d'hommes, dont la tension, palpable à chaque instant, rappellerait presque le cinéma de John Carpenter.


Utilisant à merveille son cadre enneigée (reconstitué en studio si l'on excepte une poignée de superbes plans en extérieur), David Slade prend le temps de poser son ambiance, de dépeindre des personnages certes stéréotypés mais suffisamment écrits pour que l'empathie fonctionne, avant de lâcher les bêtes tout au long d'un survival étonnamment graphique et extrêmement sombre, voire carrément désespérée.


Porté par un casting au poil et par une mise en scène soignée, 30 Days of Night ne révolutionne pas le genre, loin de là, bien emmitouflé dans un schéma classique, mais compense largement une narration un brin bancale (difficile à croire que l'intrigue se déroule sur un mois entier) par une efficacité redoutable et une brutalité étonnante.

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le 9 déc. 2016

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Gand-Alf

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