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Une érotisation de la violence conjugale dans une esthétique pornographique

Alors que le mouvement féministe a bataillé en France, pour arrêter que des féminicides soient nommés "crime passionnel" dans les journaux.

Alors que le mouvement #metoo a permis de mettre en lumière la culture du viol dans lequel nous baignons, et l'urgence de créer une culture du consentement pour mettre fin à la banalisation des violences sexuelles.

Ce film est l'exemple même d'un backlash cinématographique.


Tout est dit dès le départ, les limites légales sont directement franchies car le film s'inaugure par une collaboration mafieuse entre la famille du personnage principal et des proxénètes de mineur. La famille dit ne pas consentir à ces pratiques mais cela ne les empêche pas de développer un partenariat.


Massimo décide ensuite de kidnapper Laura dont il est tombé amoureux par vision depuis plusieurs années. Il l'empêche de sortir et l'oblige à rester captive 1 an avec lui afin de voir si elle tombe amoureuse de lui.

Au début, elle est énervée, hurle ne pas être un objet mais une personne, se débat et tente de s'échapper. De son côté, Massimo a du mal à retenir son désir sexuel pour elle. Les rejet de Laura et ses débattements l'excite et déclenche des menaces de morts, violences ou viols qu'il justifie par le fait qu'il n'a pas l'habitude qu'on lui dise non.

Laura qui critique au début son kidnapping, tombe finalement amoureuse de lui dans un délais plus court que prévu, car elle est séduite par la beauté de Massimo, ses pratiques sexuelles et son mode de vie.


En plus de tout ce scénario répugnant, digne d'un vieux films sexistes poussé à l'extreme d'autres détails s'ajoutent :

- l'emprise l’emporte : alors que Laura est envoyée en Pologne subitement, elle revoit sa meilleure amie et cette distance lui permet de parler de l'emprise économique et psychologique qu'elle subit. Son amie lui conseille de le quitter mais au retour de Massimo, Laura ressent un désir très fort et lui demande finalement de l'épouser. Sa meilleure amie va être invitée au mariage, et y aller.

- tous leurs rapports sexuels se font avec une grande violence : Laura est jeté sur le lit, attrapé par le cou, menacés… Le consentement n’est jamais demandé une fois le rapport lancé et Massimo change de position à sa guise. Ironiquement, les rapports commencent souvent par des cuni ce qui est rarement représenté au cinéma, mais s’en suit toujours de très long violents rapport pénétratif. Sans parler du rapport avec l'hôtesse de l'air, où il n'y a même pas de consentement initial, qu'il l'oblige a lui faire une fellation, qu'elle en pleure mais souri à la fin.

- esthétique porno mainstream : les gestuelles, regards, corps normés… Tout est repris de l’esthetique porno, où la femme aime toujours tout ce qu’on lui fait, l’homme sportif domine, les fellations et pénétrations sont profondes et violentes.


Pour conclure, ce film est horrible et dangereux.

Cinématographiquement, il est vraiment nulle a chier aussi. L'intrigue, le scenario : tout est mal foutu, le seul but étant de montrer des scène sexuelles qui se ressemble à répétition.

adelachikita
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le 25 sept. 2025

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adelachikita

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