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le 25 mai 2021
SuivreLa guerre des polices
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Quand j'ai cherché à me renseigner sur ce qui différenciait la BRI (brigade de recherche et d'intervention) et la BRB (brigade de répression du banditisme), je suis remonté jusqu'à l'organigramme en découvrant qu'elles appartenaient toutes les deux à la direction de la PJ. Et qu'elles n'étaient que deux brigades parmi une bonne dizaine. Et je me suis largement perdu dans les sigles. À la fin, j'ai arrêté parce que, plus je lisais, moins je comprenais.
Heureusement, on n'a pas besoin de comprendre les finesses de cette organisation pour apprécier le film d'Olivier Marchal qui met en scène deux flics, l'un patron de la BRI, Vrinks (Daniel Auteuil), l'autre patron de la BRB, Klein (Gérard Depardieu). Deux anciens amis qui vont devenir rivaux pour la place de directeur du 36, quai des orfèvres. Et comme la hiérarchie, voire le ministère de tutelle et la préfecture de police, veut des résultats concrets pour résoudre quelques affaires sanglantes qui trainent, la rivalité s'exacerbe au point de commettre d'un côté et de l'autre, quelques irrégularités. Mais lorsqu'un flic (Daniel Duval), estimé de tout le monde se fait dessouder lors d'une opération, brusquement, les masques tombent, l'IGS monte au créneau. Gare à celui qui n'est pas suffisamment couvert, car ce sera lui qui devra payer la facture. Tandis que l'autre pourra savourer sa victoire pour la place convoitée
Olivier Marchal ayant exercé ses talents dans ces milieux -là au temps de sa jeunesse, sait certainement de quoi il parle. Que ce soit au niveau des opérations sur le terrain qui peuvent tourner à une certaine brutalité pour réussir à extirper la petite info qui aidera à démasquer un ou plusieurs truands. C'est que dans ces affaires, la rapidité d'exécution est probablement essentielle pour marquer des points face aux truands.
Les jeux des deux flics interprétés par Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, sont excellents dans deux registres différents. Le premier s'appuie sur son équipe qui lui est dévouée, le deuxième la joue en solo. Le premier conserve une certaine éthique et la présence de sa petite famille lui laisse une petite part d'humanité. Le deuxième est cynique et brutal. Le Depardieu des grands jours.
Les seconds rôles de la distribution ne sont pas en reste. Entre un Dussolier en patron du "36" qui va partir à la retraite et qui semble avoir choisi une position fondamentalement politique ("pas de vagues"), bien soumis aux grands chefs, Roschdy Zem en truand et indic dangereux à manier, Mylène Demongeot en mère maquerelle et indic ou encore Valeria Golino dans un rôle d'épouse, Olivier Marchal étoffe son scénario de personnages et de situations très variés qui crédibilisent les propos.
Polar nerveux, très noir, où l'histoire est bien ficelée et où la tension ne se relâche guère qu'à la toute fin. Comme un bon polar se doit d'être.
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Créée
le 28 nov. 2025
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