N'est pas "Nul" qui veut .
38°5 Quai des Orfèvres est une parodie très appuyée et très souvent très lourde du silence des agneaux.
La difficulté des parodies c'est de ne pas tomber dans le trop facile, ou le n'importe quoi.
Et bien cette comédie est dans l'ensemble en plein dedans.
On a eu la Cité de la peur, le film de les nul qui est un must en la matière.
On a eu les films de Kad et O avec la aussi des grosses parodies, comme Pamela Rose.
C'est à de rares exceptions prêts des grands films, car le fait de ne pas avoir de limite donne un manque de liant aux films.
Cette comédie de Benjamin Lehrer ne déroge pas à la règle.
Pendant 1h30, c'est un festival de scènes sans queue ni têtes, d'anachronismes, un festival de mini sketches.
Alors oui parfois on sourit, avec notamment l'excellente idée d'Autop"Chef" avec un Artus qui s'appelle Philippe Etcheverest, et c'est la vraie réussite du film pour moi.
Il est parfaitement à point ! même très saignant !
Mais pour le reste, c'est très très léger.
Je pense que le talent de faire rire avec des scènes sans queue ni tête n'est pas donné à tout le monde, sinon on prendrait tous notre caméra et nous réaliserions nos films.
Ce film est le parfait exemple que tout n'est pas bon, loin s'en faut.
Car oui on a du Stéphane Bern de temps en temps, on a des scènes qui rappellent le film des Nuls, mais les nuls avaient un art du n'importe quoi, et ici on est plutôt dans l'"artichaut" (humour débile).
On a aussi des relents des films du style "y a t il un flic pour sauver."
Mais c'est vraiment trop léger pour sauver cette comédie de la parodie d'elle même.
Alors pour les amateurs de l'agent Sterling (comme le livre :)) mieux vaut passer son chemin