A l'écran, je ne voyais que Romy, sous les traits de la très talentueuse Marie Bäumer. Elle ressemblait à l’actrice disparue à s’y méprendre.
Outre cette ressemblance, c’est avant tout le film et son interprétation qui serre le cœur. On y dépeint une femme fragilisée par une vie peu tendre avec elle et malmenée par une presse toujours plus avide de scoops, fussent-ils faux. C’est à une Romy Schneider à bout de force qu’on a affaire. Et pourtant, la petite malice dans ses yeux n’est jamais loin, cette lueur d’enfance qui a su séduire les foules. On passe donc 3 jours à Quiberon avec Romy, sa meilleure amie ainsi qu’un photographe ami et une journaliste qui doit l’interviewer. De ses douleurs on devine tout, de son instinct de vie on doute davantage… jusqu’à ce que la lumière revienne par ses enfants, pièces maîtresses de sa vie.
Malgré les polémiques autour du film, il faut le prendre our ce qu'il est : une oeuvre d'art plus qu'une biographie, mais il faut reconnaître que le côté excessif des travers de Romy est bien trop souligné.