Plus réussi que son prédécesseur, 3 Jours Max souffre néanmoins de ce manque général de rigueur qui desservait déjà Super-héros malgré lui (2021) et Alibi.com 2 (2023) réalisés par Philippe Lacheau : soit un divertissement foutraque qui procède par accumulations de sketchs et de références parodiques – en l’occurrence ici une succession de clins d’œil au cinéma d’action, du Dark Knight Rises (Christopher Nolan, 2012) à Baby Driver (Edgar Wright, 2017) en passant par Mission: Impossible – Ghost Protocol (Brad Bird, 2011) et Terminator 3: Rise of the Machines (Jonathan Mostow, 2003). Sont sacrifiés sur l’autel du rythme effréné les personnages et intrigues secondaires : le duo formé par Marie-Anne Chazel et Reem Kherici, pourtant essentiel en ce qu’il constitue le moteur du récit, est laissé à l’arrière-plan, oublié souvent et rappelé parfois par des situations comiques qui ne peuvent s’installer dans le temps. Nous avons l’impression que tout glisse, des enjeux (inexistants) aux retournements burlesques et cascades diverses, que la Bande à Fifi regarde déjà ailleurs, en direction de sa prochaine production. Dommage, car certains gags s’avèrent hilarants.