Le mythe japonais au travers du prisme hollywoodien : échec garanti?
J’ai au final passé un moment agréable avec 47 Ronin. Ce n’est pas la claque à laquelle la bande annonce laissait s’attendre malgré tout. Sans doute le fait que cela soit un sujet très japonais vu par un œil américain, mais avec un résultat qui oscille entre les deux cultures, donnant un sentiment de compromis tiède qui laisse sceptique. Et d’ailleurs, au fil de l’écriture de l’article, je n’ai cessé de trouver des défauts au film, faisant baisser ma note au fur et à mesure de ma rédaction! On a également un mélange des genres, entre fresque épique, fantastique, histoire d’amour et film de sabre (le Chambara Japonais). Mais là encore, on est dans le mélange des genres, le patchwork des idées, sans jamais se décider pour une vraie orientation. C’est dommage. Sans doute qu’un réalisateur plus expérimenté aurait mieux su imposer sa vision. D’ailleurs pour le moment, le film s’annonce comme une colossale perte financière pour Universal. On a quand même de belles scènes, comme le seppuku « final », très chorégraphié et avec une pureté visuelle. Un potentiel malheureusement mal exploité.