La mise en place, exceptés quelques plans inutiles, est superbe. Le climat sera posé tranquillement et progressera de gentil thriller psychologique à thriller horrifique. Commençons par le commencement...
L'achat impulsif d'un appartement, pressé par l'explosion de la valeur immobilière, conduit droit au surendettement, c'est courru d'avance. C'est le cadre. Il mérite une toile et Kim Tae-Joon nous la dessine volontier.
Un peu de nuisance sonore (qui empêche le jeune homme de dormir alors qu'il travaille 16h par jour), un peu de voisins harceleurs (qui lui reprochent d'être l'auteur des bruits), un rien de manipulation d'autres intervenants (attention, rappelons nous la fable de Terence Hill de l'oiseau et du renard : celui qui te sort de la m... ce n'est pas forcément pour ton bien !).
Les soucis et le manque de sommeil conduisent à l'épuisement et n'aident certes pas à réfléchir. La bêtise en exergue, de décisions en réactions foireuses, il n'est pas agréable de voir à quel point le jeune propriétaire peux être "innocent" dans les situations difficiles. Tenter le diable en jouant son va-tout, c'est ce qu'il fera et Kim Tae-Joon nous tient le suspens au maximum, on peut se prendre au jeu et rire de bon cœur car il y a de l'humour, noir sans doute mais bien présent.
Tout va ensuite s'enchaîner dans un joyeux méli-mélo et il y a intérêt à suivre. Ce qui est certain, c'est qu'à aucun moment, je ne me suis ennuyée, je n'irai pas plus loin dans le récit, je n'ai d'ailleurs pas dit grand chose j'invite chacun à découvrir le pot-au-rose d'un film haut en couleurs qui dissimule en les montrant, des problèmes de société bien réels.