Il y avait quelque chose. Vraiment. Cette première moitié du film, coincée dans cet appartement trop petit, trop bruyant, trop réel, m’a scotchée. Chaque couloir étroit, chaque mur qui craque, chaque silence étiré à l’extrême… ça fonctionne. L’ambiance est oppressante, les plans sont serrés, et la bande-son fait son boulot : on ressent physiquement l’étouffement. Le quotidien de ces familles entassées dans des tours vieillissantes, endettées jusqu’au cou, rongées par les non-dits… c’est brillamment capté. J’étais dedans.
Et puis, patatras. Le film tente un virage vers le thriller — mais pas un bon. Une intrigue boursière au début, assez bien mise en scène (je dois dire que certaines scènes sont vraiment tendues), mais très vite, ça devient alambiqué, maladroit, voire ridicule. Une sorte de conspiration bancale prend le dessus, et les rebondissements finaux sont mal amenés, presque caricaturaux.
Dommage, car le propos de départ était fort, et le film aurait gagné à rester dans cette veine minimaliste et réaliste. À vouloir trop en faire, il perd tout ce qui faisait sa force.