👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

C'est Beau. D'accord. C'est original, tant dans le visuel, que l'audio, que l'histoire. Anomalisa c'est une rencontre entre un homme connu et une jeune femme un peu simple et très timide dans un hôtel. L'homme n'aime pas sa vie, il la trouve trop banale, évidement, il tombe amoureux de la fille la plus banale. Ce film est une critique contre la routine, il décrit ce besoin de la présence d'anomalies dans le quotidien de nos vies.
Charlie Kaufman et Duke Johnson utilisent les moyens de la comédie dramatique pour rendre leur critique plus percutante. Cela fonctionne au début, mais plus le film avance, plus cela se fait au détriment du rythme de l'histoire.
En effet, Charlie Kaufman semble emprunter certains plans à Michel Gondry pour lequel il a écrit Eternal Sunshine, et d'autres plan au Lost in translation de Sophia Coppola. Anomalisa pourrait tout à fait prendre le titre de Lost in banality... Néanmoins il intéressant de remarquer les quelques gros plans sur ces marionnettes, qui perdent alors l'aspect humain qu'elles ont en plan large, mais font gagner au film un aspect plus onirique, plus proche du conte philosophique.
Le problème qui semble s’être posé, vient au niveau de l’adaptation. Le film est tiré d'une pièce de théâtre dont les acteurs n’interprétaient qu'oralement leurs textes. Ainsi pour rester fidèle et apporter un sens plus symbolique il n'y a que "trois voix" ( mais surtout trois doubleurs) tout le long du film. L'homme connu, Michael Stone est doublé par David Thewlis ; sa rencontre, Lisa est doublée par Jenifer Jason Leigh alors que toutes les autres voix (hommes, femmes, enfants) sont doublées par Tom Noonan qui ne change pas particulièrement sa voix pour chaque personnage. Cela m'a personnellement fait sortir du film plus d'une fois. Même s'il est vrai, cela renforce l'uniformité de ce monde dans lequel Michael Stone erre.
Certaines séquences comme la partie de jambes en l'air, la convocation dans le bureau, ou la conférence peuvent gêner le spectateur. En soit, cela n'est pas mauvais, il faut parfois gêner le spectateur. Or, ce sont des scènes le plus souvent dramatiques sur la folie et les passions d'un homme, dialoguées sur un ton comique. Le film se perd, il n'est pas vraiment une comédie, pas vraiment un drame, mais le mélange des deux qui est maladroit le plus souvent.

Un film en stop motion qu'il est difficile de comprendre non pas par son aspect élitiste mais par l'attente qu'il amène chez le spectateur. Les longues séquences s’enchaînent, à un faible rythme, sans ne jamais amener de réponses. Même la musique renforce l'ambiance irrationnelle du monde sans amener de dynamisme. Au final le spectateur est perdu comme Michael Stone sans n'avoir rien demandé. Il a assisté à la journée de la vie d'un homme. Que s'est il passé avant, après ? On s'en doute, sans en être vraiment sûr. Kaufman et Johnson se sont portés sur cette soirée, or celle-ci n'est pas assez intéressante pour être racontée sans ennuyer le spectateur. Cependant, pour finir sur une note positive, le fait que Kaufman et Johnson viennent chercher un publique tout à fait adulte et mature avec le stop motion est assez important pour le souligner.
Un conte de marionnettes pour adultes, un peu long, un voyage au cœur du quotidien que l'on connait déjà ou les clichés de la folie (rêves, ennui, alcool, sexe, etc) sont pleinement exploités.

Echaper
6
Écrit par

il y a 6 ans

3 j'aime

Anomalisa
CableHogue
6
Anomalisa

Persona

Anomalisa est un bon film-concept. Cependant, comme tout film-concept, il obéit à une mécanique qui, bien que finement élaborée, ne tient qu’un temps. La première demi-heure est absolument...

Lire la critique

il y a 6 ans

69 j'aime

7

Anomalisa
Marius_Jouanny
9
Anomalisa

Tendresse aux abois

Aussi rare que précieuse, la plume de Charlie Kaufman rayonne sur le cinéma depuis « Dans la peau de John Malkovich » (1999) avec la virtuosité, le panache de l’inventivité scénaristique, de...

Lire la critique

il y a 6 ans

25 j'aime

10

Anomalisa
Cultural_Mind
8
Anomalisa

La valse des pantins

S'il est un film qui porte la désillusion en bandoulière, c'est forcément celui-ci. Parce qu'il ne cesse de scander l'inassouvissement, notamment familial et amoureux, mais aussi parce qu'il exploite...

Lire la critique

il y a 5 ans

24 j'aime

Willy 1er
Echaper
7
Willy 1er

Caudebec City

Daniel Vannet, est un homme comme tout le monde. Un jour il ira à Caudebec, un appartement il en aura un, des copains aussi et puis un scooter. Et il vous emmerde. A moins que ce ne soit Willy ...

Lire la critique

il y a 5 ans

17 j'aime

1

Jackie
Echaper
8
Jackie

Autopsie véritable du renouveau.

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des Etats-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Sa veuve, Jacqueline « Jackie » Kennedy, tente de se ressaisir. Elle a quatre jours pour préparer...

Lire la critique

il y a 5 ans

9 j'aime

4

Mademoiselle
Echaper
9
Mademoiselle

Doux et sucré.

Apres Old Boy (Grand Prix à Cannes 2004), Lady Vengeance, Thirst et Stoker, le réalisateur coréen Park Chan-Wook revient avec une oeuvre surprenante et sublime. Après Stoker, et son excursion dans le...

Lire la critique

il y a 5 ans

9 j'aime

3