Broken Contract

Avis sur Contracted: Phase II

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L’année dernière sortait Contracted, un film qui se laissait regarder et qui tournait autour d’une jeune femme se transformant peu à peu en mort-vivant, accompagné de tout un lot de mutations dégueulasses, mais hélas il était aussi assez creux. Sorti de nul part sans que l’on ne s’y attende, ce Contracted: Phase II est apparu, perdant au passage le réalisateur et scénariste Eric England, ce qui était quitte ou double après un film n’étant pas un chef-d’oeuvre, soit on change les cinéastes et on rehausse la saga, soit c’est la dégringolade. Hélas c’est plutôt la seconde destinée qu’a rencontré cet opus. Ce qui était intéressant avec le précédent c’est qu’il y avait des erreurs, certes, mais qui révélaient aussi un vrai travail dans le processus créatif, alors qu’ici on assiste absolument à tout ce que l’on ne voulait pas voir. On a à nouveau droit à la lente transformation, mais le plus répugnant a été enlevé, ce qui est bien plus qu’une castration, puisque c’était le gros intérêt du premier, et pour le reste le jeune homme contaminé se met en quête de celui qui s’amuse à répandre le virus en sautant toutes celles qu’il croise. On assiste ni plus ni moins qu’à une réinterprétation un peu conne de L’Armée des 12 Singes, sans compter que le maniaque (Morgan Peter Brown) a autant de charisme qu’une chaussette sale, tout comme Matt Mercer, qui interprète le personnage principal, bien moins attachant que Najarra Townsend, l’héroïne du premier. A fortiori les origines du pourquoi du comment n’avaient aucun intérêt et faisaient partie d’un mystère qui ne demandait pas à être élucidé.
En fait, ce qui sauve l’ensemble du zéro pointé, c’est sa durée très réduite (1h10 sans le générique de fin), ses quelques passages gores, et son final honnête, qui danse habillement avec l’ironie, le seul vrai moment de subtilité auquel vous aurez droit (les multiples passages post-générique le sont beaucoup moins, eux).
Contracted: Phase II est une suite comme l’on en voit tant, elle est inutile. Pourquoi faire un enfant à un métrage qui était déjà moyen et se suffisait à lui-même, en plus de creuser sa vacuité ? Mystère, et à moins d’avoir un peu plus d’une heure à perdre dans les transports en commun, ou vous tromper de chaine, il est fort probable qu’il tombe dans l’oubli aussi discrètement qu’il est apparu. Si vous tentez malgré tout d’y jeter un oeil, attendez-vous aux mêmes sentiments ressentis après avoir vu Monsters : Dark Continent.

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