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Avis sur Drôle de frimousse

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Directrice de magazine de mode Quality, Maggie Prescott (Kay Thompson) décide de trouver la femme qui deviendra l’icône du magazine. Le photographe Dick Avery (Fred Astaire) lui propose alors Joëlle Stockton (et on le comprend, puisqu’il s’agit d’Audrey Hepburn), une libraire plus intéressée par les courants philosophiques en vogue que par la mode, mais dont le charme naturel et la spontanéité ont attiré l’œil et le cœur d’Avery. Cette dernière n’accepte que parce qu’Avery lui promet de l’emmener à Paris où elle pourra enfin réaliser son rêve : rencontrer Flostier, le chef de file (Michel Auclair) du courant philosophique de l’empathicalisme…

C’est toujours avec un immense plaisir que l’on se plonge dans le monde merveilleux des comédies musicales de Stanley Donen, maître incontesté du genre (Un Jour à New York, Chantons sous la pluie). Drôle de frimousse ne fait évidemment pas exception à la règle, illustrant à merveille l’âge d’or de la filmographie de Donen.
Le duo Fred Astaire-Audrey Hepburn (admirablement secondé par Kay Thompson) fonctionne à merveille, et participe évidemment au charme de cette comédie musicale. Toutefois, s’il est impossible de ne pas tomber amoureux d’Audrey Hepburn, il est également difficile de ne pas tomber amoureux de Paris, qui n’a jamais été aussi belle que quand elle est filmée par les réalisateurs américains. Stanley Donen parvient en effet admirablement à retranscrire à l’écran sa fascination pour la ville-lumière (géniale séquence du Bonjour, Paris !), et l’on voudrait pouvoir jouer les touristes dansants avec la même aisance que nos trois acteurs principaux.
En outre, Donen nous rappelle que s’il est le roi de la comédie musicale, il l’est aussi de la comédie tout court, et nous offre encore une fois des dialogues et des situations parfaitement rôdés, qui trouve leur accomplissement dans la double satire que nous propose Drôle de frimousse, du monde de la mode et des courants philosophiques fumeux en vogue dans les cafés de Paris (il n’y a qu’à remplacer « empathicalisme » par « existentialisme » et « professeur Flostier » par « Jean-Paul Sartre » et le tour est joué).
Riche en scènes cultes et en numéros musicaux d’exception, Drôle de frimousse s’avère donc encore une œuvre majeure de Stanley Donen, véritable concentré de vitalité et de bonne humeur, à la délicieuse contagion.

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