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Dune, dune, dune, i want you in my worm.

Finalement ; j'ai aimé DUNE !

J'avoue que c'était un peu mal parti je dois dire, je n'ai jamais aimé la première adaptation de Lynch, j'ai tenté il y a bien des années de lire les livres mais je n'ai pas reussi à aller bien loin et les trailers de cette nouvelle version ne me donnaient pas très envie...
Le visuel, la bande-annonce elle-même qui a par montrer des belles images ne fait pas son office de vraiment attirer et surtout le casting m'a limite repousse !

Et en fait... toutes mes craintes étaient en définitives complètement erronées !
Le casting marche vraiment bien, a par la tête de Zendaya qui ne me revient pas dans ce look et qui a l'air de jouer un personnage alors tout le reste du casting, au plus petit figurant sont bien dans leurs rôles.
Dans les bandes-annonces le choix de Timothée Chalamet me paraissait un peu catastrophique, je ne saurais dire pourquoi, mais dans le film, il offre une superbe prestation du personnage, on sent très bien le noble, l'allure princière, le garçon fort aussi bien en combat qu'en esprit, mais aussi avec une fragilité en proie au doute (et sans besoin d'entendre ses pensées) ; excellente surprise donc, j'ai hate de voir ce qu'il va donner dans la suite, devenant adulte et un grand leader !

Le reste du casting est bon, mais pas de quoi revenir dessus, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin ou encore David Dastmalchian et David Bautista avec leurs gueules... Peut-être un point intéressant avec l'acteur suédois Stellan Skarsgård qui campe un baron avec pas mal de prestance malgré ses quelques difformités, maléfique (presque un Lord Sith) et contrairement au Lynch, loin d'être un clown de grand guignol, même sa lévitation le rend plus menaçant que facilement absurde... vraiment appreciable.

Mais dans ce casting c'est vraiment Rebecca Ferguson qui se démarque le plus, j'ai beaucoup aimé son interprétation de Lady Jessica, c'est vraiment une très bonne actrice et elle accompagne donc un des éléments que j'ai préféré de tout le film : la relation Mère/Fils de Jessica et Paul.
Le duo fonctionne tellement bien, on y croit ; on ressent le lien qui les unis ; ils ont de superbes échanges.

Dans les autres très bons points, j'ai aimé que le réalisateur par des petits détails autant visuels que sonores et de petits dialogues succincts, fait en sorte que l'on prenne cet univers de façon très crédible ; là ou le Lynch partait sur une autre approche, filmé et raconté comme un conte ; une légende (les pensées des personnages en voix of, les designs trop exubérants pour qu'on puisse y croire, comme le baron, le lyrisme et le flash d'images spirituels), c'est intéressant de le rendre au plus crédible possible et c'est l'approche que personnellement je préfère.

Un peu comme ce que fait si bien le réalisateur Gareth Edwards, Denis Villeneuve a lui aussi une vision similaire pour exprimer le gigantisme, des plans on l'on perçoit la taille minuscule des humaines faces à l'immensité des gros vaisseaux spatiaux ; des moissonneuses ; de la ville qui a l'air tellement grande ou même des éléments naturels (dunes, vers des sables, rochers etc.), rien que pour ça ce film vaut le coup de le voir sur le grand écran et apporte une fois de plus un quelque chose à la crédibilité de ce que l'on voit.

Malgré tous ces points positifs, le film n'est pas exempt de défauts et pas forcément négligeable...Ayant vu quelques interviews de Villeneuve, j'ai bien compris son choix de parti pris visuel, le fait de ne pas faire peter les couleurs (comme le suggère une ambiance de désert sur ce style de films), s'accorde à ses intentions de faire sentir à travers l'image que c'est un univers hostile, qui n'est pas agréable (au final ça n'a l'air guère plaisant sur aucune une planète entrevue) et qui transparaître aussi la froideur ambiante du récit politique raconté, mais il n'empêche que j'ai vraiment trouvé par moments que la désaturation était un poil trop poussé et que ça manquait d'ambiance colorimétrique et chaleur (par contre le rendu de la caméra utilisé et superbe je trouve, la précision du numérique hd avec un grain foisonnant qui donne une patte pellicule organique, quel plaisir pour les cinéphiles fans de pelloche).

Je ne sais si ce n'est que la désaturation des couleurs qui m'ont fait ça, mais je regrette fortement que jamais je n'aie ressenti la chaleur, dans un film qui se passe sur une planète désertique où l'on nous dit clairement qu'il fait entre 35 et 50°c, jamais je n'ai vu quelqu'un en souffrir, ni même suer une goute, et je parle évidemment sans les costumes noirs de survies au désert hein, même pas de détails habituels de déformation de l'horizon par la chaleur, rien (pour un film qui se veut le plus crédible possible c'est un défaut qui a son importance tout de même) et ça joue aussi sur l'ambiance que l'on perçoit, très étrange et dommage.

Autre point technique qui m'a pas mal chiffonné, c'est la musique de Hans Zimmer, à part le leitmotiv musical où il essaye de trouver l'idée ce qu'on se fait du lyrisme du voyage et des mystères du désert et tout ce qu'il peut cacher (sonorités Moyen-Orient)... Trop classique mais cela fonctionne, par contre le reste est tellement bateau quand ce n'est sans inspiration, je ne dis pas que c'est mauvais, mais c'est son style en pilote automatique, comme ces voix qui forcent et les gros sons avec des basses très très lentes et lourdes qui n'apportent pas vraiment rétrogradations et alors les thèmes un peu plus militaires m'ont franchement déplu, décevant !

Sinon, vu que beaucoup d'avis aussi positifs que négatifs du film le comparent forcément à la première adaptation de 1982, je ferais juste un petit parallel dessus, car s'il y beaucoup de scènes similaires puisque venant du même matériau de Frank Herbert, les intentions sont diamétralement opposées et chacun aura sa préférence de ton, comme quand on préfère qu'une personne nous lit une histoire plutôt qu'une autre avec son interprétation qui colle moins au style qu'on aime.
- Comme je l'ai dit plus haut, la vision de Lynch était de raconter sous forme de conte et légende, une histoire où l'on se laisse porter en voyant les personnages et les événements évoluer, il a pu ainsi explorer des allégories spirituelles et donner une ambiance de mysticisme.
. Villeneuve lui, prend le contre-pied de cette vision et nous plonge au coeur du récit, on ne se contente pas de suivre mais le film essaye de nous faire vivre avec ses personnages et l'histoire.
. Un autre projet s'il avait abouti, la Dune de Jodorowsky lui aurait été complètement différent de ces deux approches, on aurait eu un grand espace opéra entre de la star wars et du flash gordon, plein la vue et de tous les délires visuels, avec surement aussi un pan spirituel et mystique voire chamanique à en perdre la tête (voyez absolument le documentaire !).

De ce que j'ai pu comprendre, vu que les deux parties du film n'ont pas pu être tournées d'une traite et que la suite ne dépend que des bons chiffres du box-office, l'aspect spirituel a été mis de coté pour ne s'intéresser dans ce premier volet qu'au politico-économique et au versant religieux pour rester sur des bases connues et plaire au maximum de spectateur sans les perdre, je suppose (j'en suis sûr même) que la deuxième partie plongera pleinement dans cet aspect mis de côté ici, le récit tend vers cela et les quelques scènes parlant de religion préparent le terrain.

Au final une très belle surprise pour ma part, je n'ai absolument pas vu les 2h30 des films et j'ai même été surpri de voir si vite le générique de fin tellement j'étais pris dans l'histoire.
Un beau spectacle qu'on appréciera mieux sur grand écran surtout et qui me donne très à hate de voir la seconde partie qui risquera d'être bien différente.

J'espère que le temps entre les deux permettra d'avoir un peu de recul et de gommer les défauts, surtout les combats que j'ai trouvé mal chorégraphiés et mous, vu qu'il va y en avoir pas mal prochainement.

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