I hope the Russians love their children too

Avis sur Fair Game

Avatar Fatpooper
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Holala que du bonheur. Je commençais à me demander si je n'étais pas devenu un peu aigri à force de ne pas aimer les blockbusters actuels, mais ce film-ci me confirme que ça n'a rien à voir avec l'aigreur mais plutôt avec le délire.

En effet, je trouve que les blockbusters actuels sont bien trop sérieux malgré la présence d'un humour 'geek', que la quête du héros est noble et que le tout manque de second degré. "Fait Games, c'est tout l'inverse, on est constamment dans un délire assumé, il y a beaucoup d'humour et l'hisoire est surtout prétexte à tout faire péter. Autre particularité, c'est que, même s'il y a des explosions tout au long du film, elles vont crescendo ; je veux dire par là que dans bon nombre de films d'action d'aujourd'hui, les auteurs dévoilent leurs meilleures scènes trop tôt et ne parviennent jamais à renouveler la tension. Ici, au contraire, on n' a jamais le temps de s'ennuyer, les dialogues sont courts et risibles, les scènes d'action longues et prenantes. Et puis quelle générosité : beaucoup de morts (même des gentils qu'on n'oserait plus sacrifier aujourd'hui), beaucoup de combats et des gonzesses qui ne se laissent pas faire (et qui en même temps recherchent le mâle alpha qui saura les dompter et les tenir en laisse). Je me suis vraiment bien marré. Les punchlines sont assez réussies aussi, bien calées, participant du contexte. Evidemment, il ne faut pas s'attendre à un scénario finement écrit ou cohérent : surtout que l'auteur se sert de l'ordinateur comme d'un outil capable de tout faire (j'adore cette vision) et qui donc, mis en de mauvaises mains, peut provoquer beaucoup de mal.

La mise en scène est clairement maladroite, il y a pas ma de faux raccords et tout le tralala. Mais ce n'est pas complètement mauvais non plus. Dans le genre images qui restent en tête, le spectateur n'est pas en reste, de quoi faire rougir Michael Bay. Et même, puisqu'on s'amuse bien à analyser méticuleusement les 'bons' films, on pourrait également trouver des symboles redoutables. Par rapport au train de Hitchcock, reprenons ce même engin ici : les héros font l'amour dans leur wagon, doit-on voir l'intrusion de ce méchants russes comme un MST ? La femme prend les devant et protège leur couple avec un substitut phallique - un flingue - le coït est ensuite interrompu ; j'ai trouvé ça assez fort... seul dommage, le parasitage de cette scène de sexe en montant en parallèle l'hélico qui se pose, ça casse un peu tout l'érotisme de la scène, scène très joliment filmée. D'ailleurs, il faudrait être de sacrée mauvaise foi pour ne pas admettre le travail plastique autour du film : des explosions très graphiques, des plans précis et dynamiques, cette scène de sexe où le réalisateur joue à merveille avec la lumière. Et notons aussi toute la générosité visuelle qui complète ce qu'il y avait déjà sur papier. Franchement, je n'osais même pas espérer voir Cindy nue de dos, alors pouvoir admirer ses petits seins tout fermes de face... ou encore la voir courir et sauter, en débardeur, sans soutien gorge, waouw ! Il y a aussi Salma Hayek qui joue l'ex du héros, malheureusement elle ne dévoile rien au-delà de ses vêtements moulants. William Baldwin est plutôt cool, c'est sans doute le membre de cette famille le plus cool à voir dans une série B (dommage que ce soit Stephen qui ait décidé de faire carrière là-dedans).

Bref, je me suis vraiment bien marré devant ce film d'action délirant, con, fun, assumé. QU'est-ce que j'aimerais qu'on refasse des films comme ça... (y a bien "Taken" premier du nom, mais c'est moins bien filmé).

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