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Telle est la question que pose le film au spectateur, à travers le personnage principal, tueur sans motif, qui lui la pose à sa victime. Ici on semble nous dire que nous voulons toujours regarder ces images et entendre ces sons pour jouer à se faire peur, jouer à s'identifier aux héros de films d'action à la violence banalisée, jouer à jouir de la mort des adversaires , jouer, toujours. En effet nos salles de cinéma sont envahies de films au scénario plutôt mince et à la violence quasi-gratuite. Certains d'entre nous en deviennent aussi insensible que Paul, l'un des jeunes meurtriers, qui se sert dans le frigo, pendant que son acolyte fait éclater la violence dans le salon, couvert par le bruit tonitruant de la télévision. La confusion est totale entre l'horreur du réel et la cacophonie de la fiction. Les deux larrons disserteront d'ailleurs des rapports entre fiction et réel à la fin du film, celui ci devant à la fois sujet et objet. Car au final est-ce un jeu s'il n'y a plus de sens ? Espérons tout de même que lui comme les spectateurs ne confondent pas la violence des films sans queue ni tête comme Three Days to Kill ou Tueurs Nés et celle plus symbolique de Sam Peckinpah ou de la saga James Bond. Cette dernière s'inscrivant dans la suite des mythologies, notamment grecque, et d'auteurs comme Shakespeare. Haneke démontre ici également sa capacité d'analyser froidement ce qu'il filme tout en le filmant. C'est ici encore un peu artificiel mais cela annonce la précision des ses futures mises en scène.
Si le film a été un choc le jour de sa sortie, le revoir ce soir dans le cadre d'UGC Culte fait réfléchir. L'impact est-il le même ? L'impression en sortant de la salle est que malheureusement sa force s'est étiolée. De plus comme le précise Jean-Pierre Lavoignat avant le film, il comporte en lui même le germe de l'ambiguïté et désormais est vu par les mêmes personnes que le réalisateur veut mettre en garde, et pour les mêmes raisons contre lesquelles il souhaite les mettre en garde, à savoir la normalisation de la violence cinématographique. Et on peut même ajouter qu'en ces temps de crise et de tension sociale, voir des bourgeois autrichiens se faire tuer par les leurs, car il ne s'agit pas ici de lutte des classes, peut même être jouissif. De manière peut être malsaine, mais jouissif tout de même. On pardonne moins aux riches.
En tous les cas il s'agit bien d'un film unique, culte et Haneke poussera le propos jusqu'à en faire lui même le remake, adressée à la population qui en a probablement le plus besoin : les américains.
Et enfin quand on sait que l'Autriche nous a donné Schumpeter, Hitler, Freud, Kelsen et Jörg Haider, il fallait bien qu'elle se rachète en nous donnant Mozart et Haneke. Ou pas.
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