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Indiana Jones et la Dernière Croisade par Julie Splack

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Troisième expédition cinématographique pour notre intrépide archéologue Indiana Jones. Pouvant toujours compter sur l'efficace mise en scène de son ami Steven Spielberg, George Lucas a imaginé une nouvelle aventure riche, mystérieuse et dangereuse, Indy partant cette fois à la quête du Graal. Comme pour les précédents opus, le long-métrage est introduit par une précédente quête menée par l'archéologue, que l'on retrouve ici adolescent. Une idée amusante, puisqu'on comprend mieux les raisons pour lesquelles Indiana Jones est l'homme que l'on connaît aujourd'hui, avec son fouet, son célèbre chapeau et son horreur des serpents. Après l'opus sombre qu'était Indiana Jones et le Temple maudit, la saga renfile la veste du divertissement familial, notamment en s'appuyant beaucoup sur l'humour, ainsi que sur la relation entre Indiana et son père. Un lien paternel qui fait d'ailleurs la force d'Indiana Jones et la Dernière Croisade car, amenés à mener leur quête ensemble, le fils et le père Jones démontrent une difficulté toute particulière à communiquer entre eux. Tout semble opposer le patriarche, véritable rat de bibliothèque, à son fils aventurier et homme de terrain, hormis leurs goûts prononcés pour les antiquités bien sûr. Une relation amusante, à l'origine de nombreux gags réjouissants et répliques juteuses. Mais outre son aspect comique, le lien qu'entretient Indy avec son père insuffle au long-métrage plus de maturité, devenant ainsi plus profond et intime. L'ex-James Bond Sean Connery est idéal dans le rôle du patriarche, à la fois sérieux, maladroit, sage et drôle, donnant la réplique à un Harrison Ford toujours autant en forme, ré-endossant un rôle mythique où on aurait bien du mal à imaginer quelqu'un d'autre. Bien que les deux acteurs n'aient que 12 ans d'écart, l'illusion d'avoir affaire à un père et à son fils est parfaite. Après une escapade mouvementée à Venise, Indy s'infiltre dans un château où il sait son géniteur prisonnier, faisant ensuite un rapide détour à Berlin (avec en prime une rencontre cocasse en plein autodafé), pour enfin s'envoler vers le moyen-Orient à la recherche du précieux Graal. Une quête périlleuse, surtout quand les vilains nazis sont d'la partie et souhaitent s'emparer des pouvoirs du Saint Graal afin d'étendre leur pouvoir à l'aube de la second guerre mondiale. Une aventure où il sera bon de ne faire confiance à personne, mais où il est, à contrario, essentiel de pouvoir compter sur ses proches. Une nouvelle histoire passionnante où se succèdent des scènes d'actions palpitantes, comme Spielberg sait si bien les réaliser. Captivant, irrésistiblement drôle, fantastique, mystérieux, diablement efficace et même attendrissant, Indiana Jones et la Dernière Croisade est, et restera, à mes yeux le meilleur opus de la saga.

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