L'homme d'affaires Numa Tempesta est condamné à des travaux d'intérêt général dans un centre pour SDF. Daniele Luchetti, l'excellent réalisateur de La nostra vita et de Mon frère est fils unique, porte toujours un regard lucide sur l'évolution de la société italienne mais le fait ici dans une véritable farce, ou opéra bouffe, où deux mondes, celui d'un riche homme d'affaires et celui des nécessiteux, entrent en collision. Le cinéaste ne cherche pas à éviter la caricature, il la recherche même dans des situations pour le moins peu réalistes mais qui en disent cependant long sur l'âme humaine, en général et le cynisme des puissants, en particulier. Ponctué d'éléments d'un humour foncièrement noir, le film n'a pas la munificence de Silvio et les autres de Sorrentino mais se révèle moins froid, insistant avec malice sur la notion d'empathie (avec 10 % d'intérêt). Excellente interprétation de Marco Giallini dans le rôle principal.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Créée

le 6 oct. 2019

Critique lue 275 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 275 fois

1

D'autres avis sur Io sono tempesta

Io sono tempesta

Io sono tempesta

6

PaulNapoli

577 critiques

Un homme d'affaires condamné aux travaux d’intérêt général

L’idée semble être née de la condamnation pour fraude fiscale de Silvio Berlusconi, qui a défrayé la chronique il y a quelques années. Comme sanction, l’ancien chef du gouvernement italien,...

le 17 juin 2019

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8010 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8010 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8010 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021