Un honnête divertissement familial fabriqué par Joe Dante avec Dennis Quaid, Martin Short, Meg Ryan

Avis sur L'Aventure intérieure

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Joe Dante ("Gremlins", "Small soldiers") nous mitonne un honnête divertissement familial. Ce à quoi le producteur Spielberg apporte, sans aucun doute, ses facéties habituelles. Passé un bon générique de début et une introduction assez délirante, Dennis Quaid (la vedette du début des 80's : "La bande des quatre" de Peter Yates, "L'étoffe des héros") se retrouve littéralement plongé dans le corps d'un inconnu (formidable Martin Short) à la place d'un lapin. Idée certes farfelue mais maîtrisée par une mise en scène toujours plus inventive (comment ne pas penser à la série "Il était une fois la vie" par la vue intérieure du corps ?), des dialogues percutants et surtout, des personnages hauts en couleur, à l'image du Cowboy (super Robert Picardo qui s'affichera dans plusieurs séries : "Les années coup de cœur", "Star trek voyager"...) extravagant à souhait. Il faut dire que sur le point Martin Short (on a pu le retrouver dans "Mars attacks", "Frankenweenie"), le protégé de Corman a eu le filon. Cabotinant sans surjouer, l'acteur révélé ici par Joe est pétillant de naturel dans un rôle de joyeux dépressif se retrouvant dans une situation cocasse vraiment très improbable ! Un personnage culte dont le trio qu'il forme avec Quaid et Meg Ryan (Madame Quaid à la ville. Immortalisée par Rob Reiner dans "Quand Harry rencontre Sally".), apportant la touche féminine, est détonnant à souhait et permet un agréable visionnage. Ce que j'aime dans ce genre de films, c'est la pointe de noirceur qui est au rendez-vous. Dans "L'aventure intérieure", comédie fantastique ancrée dans le contexte des 80's, c'est cette facilité déconcertante de se retrouver emprisonner avec Martin Short mais pas que. Il y a cette finesse d'écriture renforcée par des effets spéciaux bluffants (primés, pour le coup, par l'Oscar des meilleurs effets spéciaux en 1988), des situations cousues main, mais surtout, la facilité qu'a Joe Dante de façonner une histoire récréative qui s'affaire à critiquer le monde de la science de demain. Ce piment, cette acidité permet à "L'aventure intérieure", "Poltergeist" et tous ces films des années 1980-90 de s'affranchir des codes de la comédie fantastique ou de science-fiction d'aujourd'hui pour mieux rester le film culte d'hier mis en scène par l'artisan qui connaît son métier jusqu'au bout des doigts. "L'aventure intérieure" (1987), c'est Joe Dante, le trio infernal Quaid-Short-Ryan, et cet artisanat de pondre un ovni n'importe où et n'importe quand. Spectateurs, la piqure de rappel est obligatoire ! A noter : le compositeur n'est autre que le regretté Jerry Goldsmith, celui qui a réalisé les musiques de "Sept jours en mai" (de John Frankenheimer), "La planète des singes" (avec Charlton Heston), "Chinatown", "Rambo", "Basic instinct" et "L.A. confidential" (de Curtis Hanson) parmi tant d'autres !

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