Cela faisait des années que je voulais voir ce film et pour tout avouer, j'avais même oublié son existence avant qu'une connaissance ne me le recommande vivement.
Quelques jours après cette recommandation donc, je me jette à l'eau et plonge dans l'univers farfelu et poétique d'Antonin Peretjatko qui, jusqu'alors, m'était inédit.
Dès l'introduction du film, qui est un montage d'images d'actualité que le cinéaste a tourné lui-même pendant la fête du 14 juillet, j'ai été conquise par la fraicheur et l'énergie de ce que à quoi j'étais en train d'assister.
En effet, comment ne pas être ébahi(e) devant tant d'éléments fantasques? Entre cette musique orchestrale qui fait penser à celle des cartoons de type Tom & Jerry et les plans en vitesse accélérée pour renforcer le comique, il y a déjà beaucoup d'informations et surtout d'idées fascinantes pour un simple début.
Il me semble que je n'ai jamais pris autant de notes sur un carnet à la vision d'un long-métrage. C'est simple : d'une main je tenais mon stylo, de l'autre la télécommande de mon lecteur de DVDs pour pouvoir mettre sur pause et ne pas rater la moindre seconde.
Le ton est donc immédiatement donné : il s'agit d'une comédie burlesque pour mon plus grand plaisir. Il y a des apartés (j'adore les apartés) et tout un tas d'autres inventions qui fusent à la minute aussi bien en termes de scénario, de mise-en-scène ou d'accessoires comme par exemple des pièces de 0€, des pavés en mousse, des mini-guillotines etc...
Assez rapidement aussi j'ai eu comme une impression de post-synchronisation et je me suis rendue compte que le film avait sûrement était tourné à moins de 24 images par seconde comme cela se faisait du début du XXème siècle, ce qui expliquerait notamment cet effet accéléré.
En vérifiant sur internet, j'ai eu confirmation. Comme le réalisateur l'a lui-même expliqué "À 22,5 images/seconde, le son va être accéléré et donc un peu plus aigu, ça donne une impression de postsynchro. On corrige certaines voix au mixage, d’autres sont bien comme ça."
Et puis, il y a Vimala Pons alias la fille du 14 juillet alias Truquette (soit le prénom le plus original de toute l'histoire du cinéma). Vêtue d'une simple robe bleue sans véritable coupe et d'un foulard rouge autour du cou qui rappellent les couleurs de notre drapeau français, elle se balade au milieu de la parade comme si les rues parisiennes lui appartenait. Personnellement, je suis déjà conquise et ça ne fait pas un quart d'heure que le film a démarré.
Sans parler du reste du casting avec un Vincent Macaigne au top de sa forme (je l'aime, je l'aime, si vous saviez comme je l'aime) et un Grégoire Tachnakian, doux et romantique, plus épris que jamais de sa dulcinée, qui récite des phrases comme "Je suis devenu obsédé... par le visage d'une fille".
Pour les répliques, pour la musique, pour les amoureux des roadtrips, pour l'homme déguisé en lion et l'enfant en cloporte, pour les séquences dans la neige où ils font de la luge et les séquences de plage aves les parasols multicolores, pour l'italien qui s'appelle Marcello, pour le narrateur etc... La fille du 14 juillet est à voir, absolument, le plus rapidement possible, plusieurs fois, à l'envers ou à l'endroit.
Vous m'en direz des nouvelles!
GROS COUP DE COEUR ♥