Mary Poppins 2.0, une suite tristement inutile

Avis sur Le Retour de Mary Poppins

Avatar Thomas Faidherbe
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55 ans après la première adaptation du roman de Pamela L. Travers, c’est Emily Blunt qui reprend le rôle de Julie Andrews la gouvernante anglaise qui est toujours jeune, jolie dotée de pouvoirs magiques, les enfants Banks ont eux grandi et ils ont toujours besoin d’elle.
Fait-elle un retour aussi remarquable que l’original ? Va t’elle sauver cette famille de la crise ?
D’une part, on peut venir à penser que le costume de Mary Poppins pourrait effectivement rester collé à celui de Julie Andrews mais Emily Blunt le porte comme elle le souhaite et cela lui va comme un gant.
Cette figure de Mary Poppins s’incarne dans la logique d’être capable de traverser les générations et ainsi de continuer à enchanter petits et grands. Dans une certaine mesure c’est la garante du droit à rêver en grand et en couleurs. Du coup, à partir de ce moment, la féerie perdure et on ne présume pas qu’une vie put avoir toutes les possibilités inimaginables. Tous les mondes seraient pénétrables donnant lieu n’importe quel spectacle possible, il s’agit de celui de tous les instants.

Mais tout ceci parait si idyllique dans sa finalité, car le film de Rob Marshall, le père de Nine ou Chicago décide de rester fidèle à la figure de Mary et à son environnement de l’original (Londres, l’époque du début du 20e siècle, La maison des Banks, l’allée des Cerisiers et j’en passe) sans non plus oublier l’univers magique que vient réveiller Mary Poppins.
Hélas, le projet tombe dans la pâle copie du prédécesseur, on ne fait que copier le premier. Par Exemple, on retrouve l’intrusion de l’univers magique par un pot de chambre dans le second alors que dans le premier, l’intrusion se fait par des dessins à même le sol.

Néanmoins, cette suite-remake pose beaucoup de problèmes puisque, en effet, on reprend des scènes. On ne cherche à rien inventer, c’est une manière de faire en miroir. Cela donne un fracassement dans cette manière, on ne perçoit pas réellement les enjeux du film, et même de refaire le «supercalifragilisticexpialidocious» en le faisant devenir « luminomagifantastique » n’a aucune créativité face à l’original. Le film ne semble donc pas abouti dans sa forme et arrive à nous faire déchanter dès le départ malgré le talent d’Emily Blunt et de Lin Manuel Miranda, grand comédien de Broadway.

Toutefois, on peut imaginer que ce projet arrive à faire chanter et vriller de nombreuses personnes dans tous les sens notamment dans son rappel à notre enfance. C’est un puits de souvenirs qui nous est montré. Ainsi, le film peut paraître comme une possibilité d’oublier un monde en dehors de la salle de cinéma.

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