Klapisch, à Barcelone ou en Russie, fais moi rêver encore.

Avis sur Les Poupées russes

Avatar Rachel Youya
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Ce qui est plaisant chez Klapisch, c'est sa faculté à mêler des bribes de vie d'une personne à une autre, parfois même à une ville, comme c'est le cas dans l'Auberge Espagnole ou dans Paris. Ce qui est passionnant chez ce réalisateur et qui est spécifique au cinéma Français et que l'on ne retrouvera pas dans le cinéma Américain (si ce n'est sud Américain avec la patte d'Inarritu), c'est cette façon de ne pas raconter une histoire. Qu'il n'existe pas un début, un milieu et une fin, mais plutôt DES histoires. Klapisch possède ce talent de nous conter des vies qui s'entremêlent, se croisent parfois pour ne jamais se revoir; c'est ce qui fait sa force poétique.

Les Poupées Russes est l'aboutissement de L'Auberge Espagnole. Fatalement, il rempli donc plus ce côté "histoire" puisque l'on poursuit les protagonistes de l'opus précédent. Pourtant, la poésie persiste toujours. Duris nous fait toujours vibrer en tant qu'acteur viscéral, enragé, révolté. Son air d'écrivain bohème contraste avec ses désillusions sur la vie et l'amour, qu'il nous partage au côté de Cécile de France, naturellement juste. Tout est juste, les relations humaines sont authentiques, on a envie d'être en Russie avec lui, à Barcelone ou à Paris.

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