A bien des égards Merlin l'enchanteur aurait tendance à être catalogué comme un Disney mineur, ce qui n'est pas tout à fait juste.
Quand Disney s'inspire de la légende Arthurienne pour composer une histoire autour de Merlin et de son élève Arthur, la firme n'accuse pas quelques faiblesses, notamment en terme de ton. Merlin l'enchanteur manque parfois de rythme et s'avère soit trop léger soit trop sérieux. Personnellement j'aime sa dimension humaniste. L'apprentissage d'Arthur passe par beaucoup de métaphores que lui enseigne le vieux sage et Disney parvient ici à en tirer une vraie force narrative. Le bémol principal vient peut-être finalement du jeune héros qui s'il demeure attachant est aussi trop lisse.
En résulte un long-métrage au fort potentiel sympathie qui sait composer avec la magie et la fable humaine sans jamais aller au bout de son idée. A la fin du film Arthur n'a pas réellement évolué et c'est dommage. La mise en scène elle vient excuser également quelques anachronismes historiques, la scène de la vaisselle par exemple. Néanmoins l'humour vient ici gommer quelques imperfections, Merlin l'enchanteur est un film très drôle. Archimède est un personnage secondaire impayable, là où Madame Mîme peine à être autre chose qu'une banale hystérique ricanante.
En somme si Disney sait raconter son histoire il n'en saisi pas tout le potentiel, partagé entre un soucis de plaire au plus grand nombre et celui d'écrire une histoire avec plusieurs niveaux de lecture comme ce fut le cas par le passé avec Blanche-Neige ou encore La Belle au bois dormant. Fort heureusement plus tard Robin des bois viendra rendre justice à l'épopée moyen-âgeuse.