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le 14 août 2018
SuivrePerformance vacation
Conserver l’ADN au risque de la redite, et donner au spectateur le sentiment d’avoir eu du nouveau, au risque de la trahison : telle est la quadrature du cercle dans une franchise à succès. Et force...
Amorcée au cinéma il y a vingt-deux ans maintenant, la licence Mission : Impossible dégaine désormais son sixième opus, Fallout. Et, première pour la série, le film voit rempiler le réalisateur de l'épisode précédent, Christopher McQuarrie. Si j'avais beaucoup aimé son Rogue Nation, je reconnais que l'annonce de son retour à la barre m'avait quelque peu chagriné sur le moment, la licence ayant jusque-là cultivé le charme de convoquer un réalisateur différent et au style bien marqué sur chaque mission. Ce qui avait permis à une belle brochette de metteurs en scène aussi variés que De Palma, John Woo, JJ Abrams, Brad Bird et McQuarrie d’œuvrer dessus. Aussi j'aurais bien aimé voir un réalisateur inédit prendre les rênes de ce sixième film. Mais bon, au vu du résultat, il me faut bien avouer aujourd'hui qu'il m'est assez impossible de me plaindre... Car si j'avais déjà bien pris mon pied devant Rogue Nation, ce Fallout frappe encore plus fort.
C'est bien simple, on tient là - sauf surprise - le blockbuster ricain de l'année. A l'instar de son prédécesseur, Fallout s'avère impeccablement troussé, mis en scène avec une efficacité redoutable par Christopher McQuarrie et porté par un casting toujours impeccable : le mâle alpha Cruise, évidemment, les fidèles copains Simon Pegg et Ving Rhames, l'alter ego féminin Rebecca Ferguson sur le retour, et face à eux, un Sean Harris toujours aussi flippant, secondé cette fois-ci par un Henry Cavill (arborant fièrement sa moustache de la discorde) tout à fait convaincant. Aucune nouvelle en revanche de Jeremy Renner, officiellement démissionnaire pour cause de tournage d'Avengers 3 (rires). Le tout soutenu par une photographie très classe et une musique réussie de Lorne Balfe, qui signe quelques compositions très sympas.
Et le film d'accumuler les moments de bravoure, tels que ce saut en parachute sous l'orage, cette scène de baston dans les toilettes du Grand Palais, cette course-poursuite à moto dans le quartier de l'Opéra, ce combat d'hélicoptères au Cachemire ou ce combat au bord d'une falaise... Le film est très généreux en scènes d'action, et jouissif comme ne le sont qu'un ou deux blockbusters par an. La tension ne retombe jamais, le film est vraiment prenant de bout en bout, et alors que l'issue ne fait évidemment aucun doute, le climax réussit à être angoissant au possible. C'est captivant ! Avec ce nouveau film, Mission : Impossible s'impose une fois de plus - à ceux qui en doutaient encore - comme une série d'espionnage incontournable. Et je dis ça en étant un inconditionnel de James Bond ! Et en plus, il se déroule dans la plus belle ville du monde... que demander de plus ?
Un septième film ? Votre mission, si toutefois vous l'acceptez...
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Créée
le 15 juil. 2018
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