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Vraie bonne surprise ce "Night Call". Je dois avouer que désormais le simple nom de "Gyllenhaal" me convainc d'aller voir un film. Mais quand même, Dan Gilroy a fait du très bon boulot.

Lou est une petite frappe atypique et prétentieuse qui essaye de se trouver des petits jobs pour vivre. Sans succès. Jusqu'au jour où il décide de se lancer dans son propre business : vendre des vidéos chocs aux chaines de télévision. Un job de traqueur, sans limites et au dessus des lois : idéal pour ce gringalet qui en veut.

Oui j'ose dire "gringalet", car Jake a perdu 10 kilos pour ce rôle. A la première vision de son personnage, on peut scruter les joues creusées de l'acteur, ses yeux globuleux, tout en s'amusant de ses attitudes décalées et de ses mimiques insupportables.
Car "Night Call" arrive à nous convaincre avant tout grâce à son personnage principal, tout à fait atypique. Un homme solitaire, qui repasse ses chemises en regardant des dessins-animés abrutissants. Mais également un homme orgueilleux, prétentieux, un autodidacte qui ne va reculer devant rien. De fait, les séquences de négociations (dont celle du restaurant) avec la journaliste carriériste Nina sont justes jouissives ! Tout comme les séquences où Lou coach son apprenti, un SDF à soif d'argent mais complétement naïf.
A ce titre, Jake Gyllenhaal livre une prestation remarquable, encore une fois. Un acteur qui ne cesse de me surprendre. La marque des grands.

Mais "Night Call" nous épate également de part sa mise en scène, solide et nerveuse. Dans ce Los Angeles nocturne où une ambiance à la Michael Mann plane, Gilroy ne perd jamais notre attention en suivant cette traque aux images de plus en plus intense, de plus en plus dangereuse. Ainsi, la séquence où Lou s'introduit dans la maison de victimes fraichement assassinées, où encore celle où il traque deux truands dans un fast food, sont un bijou de suspense et de mise en scène !
Rajouté à cela les scènes de courses poursuites habilement réalisées. Rien à redire.

"Night Call" est également une critique forte et frontale des systèmes d'information, via le spectre de cette course aux images à buzz, ce qui est là encore exposé avec efficacité. J'en prends pour exemple cette séquence où nous voyons Nina briefer en direct les journalistes et les techniciens sur le plateau JT, alors que les images de Lou défilent.

Ce long-métrage est fort, intelligent, bien orchestré. Une pure réussite pour un film qui donne envie d'y revenir.
Foncez-y !

Théo-C
9
Écrit par

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