[Spoils inside]

Avis sur Nowhere

Avatar Eggdoll
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Mise en situation : c'est la nuit de la fête de la musique. Il est un peu tard, minuit ou une heure du mat', j'ai des invitées chez moi, on a bu mais on a envie de se divertir. On décide de regarder un film. Ah, j'ai mon coffret deux DVDs The Doom Generation + Nowhere (oui ça fait un peu pub, sorry) et je n'ai pas encore vu le second, ça vous dit ? Nooon, c'est pas trop un film comique, de ce que j'ai déjà vu de lui ce sera érotico-gore voire flippant mais pas purement comique, non. Oui, c'est vrai, ça a l'air bizarre, mais moi j'aime Araki, surtout Kaboom, vous savez ce film sorti l'année dernière ? Roh vous connaissez pas, vous êtes nulles. Bon, adjugé, on regarde.

Lumières éteintes. Filles à-demi hystériques, peut-être pas le meilleur état d'esprit pour regarder un Araki, surtout que c'est quand même spé. Ambiance kitsch et trash, sexe à gogo, noms à tomber par terre, pas de but défini, des piercings arrachés avec les dents, un viol, un suicide esthétique, toujours pas d'histoire, un "héros" au nom de rebelle qui a l'air d'être le seul normal hormis le fait qu'il attend la fin du monde, de la tension homosexuelle, encore du sexe trash et du léchage d'aisselles. Une brève apparition de Rose McGowan. Et puis une fin romantique : enfin, les deux amoureux vont coucher ensemble ! Allez-y putain ! Hurlements des filles. Et paf ! Une explosion, un alien géant, du sang qui gicle, et on reste sur le cul. What the fuck ? dit l'une. Des rires gênés et des cris. Moi, je ris aussi. Wow, quelle fin ! Il fallait bien qu'il se passe quelque chose. C'était amusant tout de même, non ? Ouais, c'était bizarre, Roxane, tu as des films bizarres ! [NB : je m'appelle Roxane] Au moins, il y a eu de l'agitation, entre les regards horrifiés, les rires et les fascinations malsaines.

Mais bon, petit bémol tout de même. Oui, c'était marrant. Mais ça ne m'a pas absorbée. J'ai même failli me sentir mal, forcément, le Soho c'est dégueulasse. C'est un peu comme du Bret Easton Ellis mais en plus extrême et plus beau, quand même. C'est un concept, ça vaut le détour pour ça, c'est truffé de trouvailles, c'est riche, ça marque l'esprit, mais bon. C'est vide, c'est censé l'être mais ça n'excuse pas tout. Et même si ça ne dure qu'une heure quinze, parfois, ça traîne. Et puis le James Duval là, on a envie de l'égorger.
Peut-être que je le regarderai une fois de plus, quand je n'aurai pas bu et que je serai seule.

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