Le Twilight de la science-fiction

Avis sur Numéro quatre

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L'interminable mode des adaptations de romans pour jeunesse qui mettaient en scène des gosses extraordinaires aux prises avec un monde fantastique (Harry Potter, Le Monde de Narnia et j'en passe) est révolue. Place désormais aux adaptations de romans pour midinettes avec de la romance à l'eau de rose, des beaux gosses tous musclés, des clichés en veux-tu en voilà et bien sûr des effets spéciaux. Ainsi, après Twilight et avant la nouvelle version du Petit Chaperon Rouge, voici l'adaptation d'une œuvre littéraire alors inédite en France : "I Am Number Four".

Pur produit de commande pour le pourtant très doué D.J. Caruso (qui, je le rappelle, avait surpris son monde avec le super efficace Œil du Mal), cette nouvelle production n'a ABSOLUMENT rien d'original. Un extra-terrestre réfugié sur Terre sous l'apparence d'un beau gosse musclé mais torturé, des méchants d'une autre planète qui veulent sa peau. C'est du déjà vu, certes, mais ça aurait pu être sympa.

Ça aurait pu être sympa si le reste du film n'était pas un amas de clichés ennuyeux et méprisables comme notre héros qui devient bien évidemment le souffre-douleur de son nouveau bahut, qui s'allie avec un mini-geek rejeté et une jeune blonde bohème et qui va affronter les problèmes liés à l'adolescence. On n'en demandait pas autant... C'est long, c'est ennuyeux, c'est prévisible au possible, c'est kitchement ringard (il faut voir les méchants du film, maquillés comme dans un mauvais Star Trek, se balader en voiture tout encapuchonné et portant des lunettes noires) et, parfois, on assiste à quelques scènes d'action ratées autour d'effets visuels au final peu soignés.

Dans le rôle-titre, le bellâtre Alex Pettyfer qui avait déjà goûté au film du genre en interprétant le peu fameux Alex Rider cinq ans auparavant. À ses côtés, le cachetonnant Timothy Olyphant, l'échappée de "Glee" Dianna Agron et dans un court rôle au final, la magnifique Teresa Palmer (L'Apprenti Sorcier). Destiné avant tout aux adolescentes en manque de beaux biceps et amatrices d'histoires formatées pour chialer un bon coup et rire pour pas une, le long-métrage loupe le coche et ne sert qu'un produit gnan-gnan déconseillé aux plus de 16 ans. La gente masculine n'y trouvera même pas son compte, le peu de scènes d'action coupant la chique arrivé à la fin du métrage. Arnaque bourrée de retenue et de bêtise digne d'un soap new generation, Numéro Quatre s'avère au final être un Twilight de la petite science-fiction.

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