Affiche Onibaba, les tueuses

Critiques de Onibaba, les tueuses

Film de (1964)

Tel le vent dans les roseaux

Quatre ans après le succès de "L'île nue" qui renfloua les caisses de son studio (la compagnie indépendante Kindai Eiga Kyokai), Kaneto Shindo frappe une nouvelle fois très fort. Cet homme est un génie ! Un film en forme de planète des pouilleux (1) perdue au milieu de la guerre du sexe (2), trois personnages de rien du tout, pauvres miteux perdus dans leur superbe champ de roseaux sans limite.... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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drélium ·

Le territoire des exclus

L'État n'a aucune justification morale ni scientifique, mais constitue le pur produit de l'émergence de la violence dans les sociétés humaines. Que voilà une oeuvre étonnante, inaccoutumée et finement perplexe, dressant le tableau sans concessions d’une réalité sociale très dure, dont le film conserve encore aujourd’hui toute sa force. L'histoire dresse le... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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JéJé fait son Bagou ·

La femme des roseaux

[Bafouille complètement revue suite au dernier visionnage.] Regarder Onibaba, c'est prendre le risque de s'exposer à un charme vénéneux, indélébile, persistant. Une beauté brûlante qui marque les rétines au fer rouge et qui laisse dans les cœurs l'empreinte des passions tumultueuses. Une ambiance sans pareille pour un film sans équivalent. La... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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Morrinson ·

Le masque de la vertu

Véritable plongée dans les marécages du Japon du XVème siècle, époque sujette à la guerre engendrant meurtres et famine, deux femmes survivent grâce au pillage des samouraïs égarés, les hautes herbes sont leur terrain de chasse, une traque sans relâche qui demande rigueur et opiniâtreté. Belle-mère et belle-fille se partagent une hutte rudimentaire, elles voient revenir un jour leur voisin... Lire la critique de Onibaba, les tueuses

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JimBo Lebowski ·

A field in badlands

Le voilà, ce champ auquel renvoie A field in England : des herbes hautes sans cesse en mouvement, souples et solidaires, au gré des vents. Au milieu, un trou, ancestral. Alentour, trois huttes, primales. Celle des femmes, celle, lointaine, du receleur à qui elles vendent les armures des samouraïs qui viennent se perdre dans ce purgatoire anxiogène, qu’elles achèvent et balancent au trou.... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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Sergent_Pepper ·

Violence et pulsions primaires comme seuls moyens de survie...

Alors que la famine fait rage, deux femmes vivent et se nourrissent en attirant et achevant des samouraïs blessés qu'elles jettent dans un trou profond et noir, puis en revendant ce qu'ils portent au marché noir. Dès les premières secondes Kaneto Shindō nous emmène dans les hautes herbes où sévissent les deux femmes, l'une vieille et l'autre plus jeune, sa belle-fille. Des hautes herbes... Lire la critique de Onibaba, les tueuses

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Docteur_Jivago ·

L'humanité nue

Figure majeure de la nouvelle vague japonaise, Kaneto Shindô développe d’abord un cinéma d’inspiration marxiste, centré sur les classes prolétaires, qui atteint son apogée avec l’observation contemplative du travail paysan dans L’île nue, son film le plus célèbre. Cette préoccupation se mariera à d’autres motifs récurrents – les figures de femmes fortes, la sexualité, ou encore la... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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Kalopani ·

Critique de Onibaba, les tueuses par Syoul

Franchement un p’tit peu déçu… C'est pas mal mais, c’est un peu mou déjà, trop long / répétitif / prévisible à certains moments. Pas géniale la mise en scène aussi je trouve, malgré quelques belles images, géographiquement elle ne propose rien de vraiment jouissif non plus, d’abord une bonne entrée en la matière (l’isolement, les hautes herbes), mais ça ne va pas plus loin (ces allées et... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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Syoul ·

Je suis un être humain !

Plongée sur un champ de roseaux. Pas d’horizon autre que cette végétation resserrée, ondulant au gré du vent. Deux silhouettes apparaissent. Deux soldats en fuite, croyant trouver un second souffle après avoir échappé à leurs poursuivants dans la densité touffue de ce labyrinthe naturel. Problème : comme dans la Femme des sables (le chef-d’œuvre d’Hiroshi Teshigahara, avec lequel Onibaba partage... Lire la critique de Onibaba, les tueuses

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CableHogue ·

Entre bestialité et humanité

Glaçant. Puissant. Emouvant. Cruel. Intense. Terrible. Magnifique. Symbolique. Ce sont peut-être les premiers mots qui me viennent à l'esprit avant d'aborder plus en détails cette critique. Onibaba, les tueuses est une magnifique surprise cinématographique. Je m'attendais à un bon film, voire à un très bon film au vu des différentes notes que j'ai pu entrevoir rapidement... Lire l'avis à propos de Onibaba, les tueuses

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Azherka ·