God forgives, I don't

Avis sur Only God Forgives

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Bon, visiblement je fais parti des quelques 500 personnes les plus critiques à l'égard du film de ce cher Nicolas Winding Refn et je m'attends donc à recevoir de bon gros parpaings mais qu'importe. Voici mon avis.

Tout d'abord je dois dire que je ne connais pas forcément bien NWR, mais que comme beaucoup de personnes je n'avais pas pu échapper au phénomène Drive quelque années au paravent.
Nous sommes donc début 2013 et je visionne la bande annonce d'Only God Forgives. "Chouette un nouveau film de la paire NWR / Gosling, ca va être cool !", s'écrit alors une petite voix dans ma tête.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, un ami grand fan de Ryan Gosling - il doit être un peu gay - et moi même nous rendions dans la salle obscure la plus proche de chez nous. Nous n'étions clairement pas préparé pour ce qui allait suivre.

Je ne m’étendrais pas sur le scénario de vengeance au pays des ladyboy, celui-ci tient sur un mouchoir usagé.
Je vais plutôt parler de ce qui est censé faire la force de ce film, à savoir un aspect visuel très travaillé et un rendu sonore, presque muet, très réussi. Enfin ça c'est pas moi qui le dit hein !
Non, sérieusement, je ne suis pas un néophyte concernant les films à l'esthétique très particulière, mais là ça ne m'a pas convaincu un seul foutu instant.
Je veux bien l'avouer, certains plans sont superbes et on pourrait presque trouver le jeux d'acteur des protagonistes assez convainquant malgré leurs textes ... inexistants.
Mais non, non et encore non, la pilule ne passe pas.

Si Refn veut faire un film muet, qu'il le fasse, mais ca ne sert à rien de nous accabler avec quelques malheureuses lignes de dialogues insipides, juste présentes pour nous faire comprendre la relation plus qu’ambiguë entre Ryan Gosling et sa mère interprété par Kristin Scott Thomas ... Ahhh mon dieu, j'en ai encore des frissons !
D'autre part si l'aspect visuel torture autant le réalisateur, qu'il fasse de la photo ou un reportage je ne sais pas, mais qu'on ne me dise pas que ce film représente un genre ou quoi que ce soit !
OGF est juste chiant comme la mort et inflige une souffrance terrible aux spectateurs qui n'étaient pas venu juste dans le but de voir quelques magnifiques effets de lumière.
Qui plus est, je considère que ce film, de par sa campagne médiatique, est un gros doigt aux fans de Drive.

Oui, j'en reviens à Drive. A l'époque j'avais été attiré par ce film en me faisant avoir comme beaucoup de personnes par la bande annonce qui nous annonçait clairement le film d'action de l'année.
Prenez nous pour des cons tant que ça fait du pognon, pas de souci les gars. A la sortie de la salle j'étais donc perplexe mais après un second visionnage j'avais totalement adhéré !
Le parti pris esthétique, avec cette violence décomplexée et cette bande son extraordinaire m'avait totalement convaincu. Pour Drive tout s'assemblait superbement pour constituer une oeuvre remarquable.
Ryan Gosling n'était d'ailleurs pas beaucoup plus loquasse dans Drive que dans OGF, mais là ça fonctionnait !

Dans Only God Forgives, à l'inverse de Drive, on ne se prend jamais d'affection pour les personnages. On les subit pendant 1h30 dans ce Bangkok éclairé aux spots bleus et rouges, en se fichant pas mal de savoir ce qui va leur arriver puisque on sait de toute façon des les premières minutes que le film ne décollera jamais.
Jusque à l'apothéose final, avec cette fin grossière pour le personnage de Ryan Gosling aussi bien que pour le film en lui-même. Les fans du film l'auront surement trouvé épique ...

Vous l'aurez compris, j'ai pas trop beaucoup aimé. Je trouve l'idée même d'avoir surfé sur le succès énorme de Drive, en retirant tout ce qui en faisait la force, assez rebutante.
Bref, Nicolas sache le ...

... God forgives, i don't !

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